Maroc

SIAM : la 15e édition table sur les énergies renouvelables

Après une absence de trois années consécutives en raison du Covid, la 15e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc s’annonce prometteuse. Cette année, le Royaume a opté pour la production et l’utilisation d’énergies renouvelables dans les exploitations agricoles. Tour d’horizon des principaux enjeux de cette édition. 

«Avec l’avènement de la pandémie, nous avons pris les devants et avons mis en place les dispositifs nécessaires pour pouvoir continuer l’activité», a déclaré Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation de la 15e édition du SIAM, qui se tiendra du 2 au 7 mai prochain à Meknès. Sous le thème «Génération Green : Pour une souveraineté alimentaire durable», ce salon constituera l’occasion de présenter les évolutions du secteur au Maroc, notamment celles relatives au volet recherche, développement et technologies, ainsi que la stratégie «Génération Green 2020-2030».

Les énergies renouvelables dans les exploitations agricoles
Le recours massif aux énergies renouvelables s’applique également à ce secteur. Qu’il s’agisse de chauffage, de refroidissement ou d’autres fonctions énergétiques, il existe de nouvelles technologies capables de répondre aux besoins énergétiques des exploitations agricoles. Conscient de l’importance de cette ressource, Sadiki a fait savoir que parmi les objectifs de cette édition, figure justement l’utilisation des énergies renouvelables. «Au moins 20% de l’énergie utilisée dans le secteur agricole doit provenir des énergies renouvelables d’ici 2030», précise-t-il. Évoquant les coopératives agricoles, le ministre met en avant les progressions enregistrées.

«Nous avions entamé ce salon avec 20 coopératives qui exposent leurs produits locaux, et nous ne disposions pas de tous les standards en termes de produits, ou d’agréments sanitaires». Et d’ajouter qu’«aujourd’hui, nous avons des difficultés à trouver de la place pour tout le monde. Ce qui veut dire qu’on a franchi tout un ensemble d’étapes. Maintenant, la première chose que les coopératives féminines demandent, c’est le certificat sanitaire de l’ONSSA, parce qu’elles ont compris qu’il faut qu’elles accèdent au marché.

Cette démarche prouve qu’on a gagné en accompagnement et formation». Faisant preuve d’exigence envers les petites coopératives, le ministre indique qu’«on n’accepte plus celles qui n’ont pas de certificat sanitaire, c’est un minimum». Et de préciser que ce pôle est entièrement pris en charge, pour le moment. «Quand ils vont pouvoir élargir les bénéfices, ils paieront leurs stands», souligne le ministre. En revanche, les ‘’grands’’, «ceux-là, on les incite à mobiliser leurs moyens», note-t-il. Il ajoute, par ailleurs, qu’en plus de ceux qui exposent, «on fait venir entre 15.000 et 20.000 agriculteurs de toutes les régions du Royaume pour visiter le salon. Ils sont pris en charge, et on leur consacre des visites guidées».

Signature de 50 conventions
Le Salon devrait accueillir 900.000 visiteurs, 1.400 exposants et 65 pays participants. Le thème retenu pour cette édition se focalise sur la sécurité alimentaire, élément fondamental de la stratégie «Generation Green». L’édition verra également la signature de 50 conventions. Cette stratégie vise la consolidation des acquis réalisés par le Plan Maroc Vert, à travers l’adoption d’une vision nouvelle du secteur agricole, la consécration d’une nouvelle gouvernance et la mise en place de moyens modernes au service du secteur agricole.

Durant les cinq jours du Salon, les exposants auront l’opportunité de valoriser leurs produits et de promouvoir leurs activités, a-t-il affirmé, indiquant que le Salon est aussi un espace adéquat pour mettre en avant les innovations de chaque filière et l’occasion pour le public et l’écosystème sectoriel de découvrir toutes les avancées dans les différents domaines composant la chaîne de valeur du secteur agricole.

Les échanges commerciaux avec le Royaume-Uni ont atteint 1,8 mm £
Présent également à la conférence de presse, l’ambassadeur du Royaume-Uni au Maroc, Simon Martin, a indiqué que la présence du Royaume-Uni en tant qu’invité d’honneur au Salon sera l’occasion de présenter l’expérience britannique dans ce secteur clé, surtout dans les domaines de la technologie, notamment pour l’utilisation de l’eau, ou encore les semences et la chaîne de froid. Il a également rappelé la forte croissance des échanges entre les deux pays.

En effet, en 2021, les échanges commerciaux entre Rabat et Londres ont atteint 1,8 milliard de livres sterling, soit une augmentation de 7%. L’ambassadeur a également indiqué que cette présence permettra une amplification des potentialités de coopération agricole entre les deux pays, notant que le Maroc et le Royaume-Uni ont une coopération historique, tant au niveau diplomatique que commercial, qui s’est consolidée avec la ratification d’un nouvel accord de coopération en décembre 2021. Et pour conclure, il a déclaré que le Maroc représente une véritable opportunité pour les entreprises britanniques à la recherche de nouvelles perspectives de développement.

Kenza Aziouzi / Les Inspirations ÉCO

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