Maroc

Mobilité Sud-Sud des étudiants : l’UPF préside le réseau “RAMSESS”

L’université privée de Fès (UPF) s’associe au Réseau africain pour la mobilité scientifique des étudiants Sud-Sud (RAMSESS). Composée d’universités et écoles supérieures africaines, cette initiative permet de renforcer les liens et reconnaissances mutuelles entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, dans le cadre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. 

La ville de Fès a abrité, mercredi dernier, l’Assemblée générale constitutive du Réseau africain pour la mobilité scientifique des étudiants Sud-Sud (RAMSESS), avec la participation de diplomates, d’universitaires, d’enseignants-chercheurs et d’experts de plusieurs pays africains. Présidé par Mohamed Aziz Lahlou, président de l’Université privée de Fès (UPF), ce réseau est constitué de huit établissements d’enseignement supérieur privés de Tunisie, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, du Gabon et de Guinée Conakry.

Ce nouveau réseau s’est donné pour mission l’échange de diverses expériences tant pédagogiques que scientifiques, le partage des bonnes pratiques managériales, ainsi que la promotion des échanges interafricains du personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. «Ayant le statut d’une association internationale non gouvernementale, cette association se veut un moyen idoine pour renforcer les liens et établir les reconnaissances mutuelles entre les écosystèmes africains de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique», précise Mohamed Aziz Lahlou, président de l’UPF.

Premier espace africain de recherche scientifique
Parmi les objectifs de ce réseau, considéré comme une première expérience en Afrique, citons, notamment, l’insertion des universités et des instituts de recherche dans un même espace africain d’enseignement supérieur. Le réseau vise également à promouvoir l’excellence académique à travers l’encouragement de la mobilité des étudiants, des enseignants et des administratifs, entre les établissements membres. RAMSESS traduit aussi la volonté des universités africaines de s’ouvrir à l’international, à travers des mobilités, des doubles diplomations et la valorisation de l’innovation. Cette démarche permettra aux établissements membres concernés d’établir une interconnexion et de permettre aux jeunes de vivre une expérience de mobilité sur le continent africain.

Vers le renforcement de la coopération scientifique panafricaine
L’assemblée constitutive du réseau RAMSESS a été suivie d’une rencontre-débat sur les moyens susceptibles de renforcer la coopération scientifique panafricaine. Les participants à cette rencontre, qui s’est tenue sous le thème «La Coopération scientifique panafricaine au service du développement du continent», ont mis l’accent sur l’importance de renforcer la mobilité scientifique Sud-Sud afin de valoriser les talents et les compétences africaines et de lutter contre la fuite des cerveaux qui affecte négativement les économies du continent et son développement.

À cette occasion, Lahlou a appelé les étudiants africains à s’approprier cette initiative pour contribuer au développement de leur continent au lieu de suivre la mouvance des autres, ajoutant que «cette table ronde s’inscrit dans le cadre de la première rencontre des représentants des universités et écoles supérieures de divers pays africains, membres du RAMSESS».

Intervenant à cette occasion, Sanaa Zebakh, directrice de la Coopération et du partenariat au ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, a mis en avant le dispositif déployé par la tutelle, notamment le Pacte ESRI 2030 qui souligne l’importance du développement des partenariats nationaux et internationaux (Growing by Network) et encourage les échanges d’expertises, les mutualisations des infrastructures et des efforts, la diversification des sources de financement et le développement de la coopération et des relations de partenariat inter-pays pour accélérer la mise en œuvre du Pacte ESRI 2030. Zebakh a également précisé que le bilan de la coopération entre le Maroc et les autres pays africains, particulièrement en matière de mobilité, de recherche scientifique et de formation continue, a été couronné par la signature de 43 conventions de partenariat avec 42 pays du continent.

En matière de bilan de la coopération gouvernementale (bourses de mobilité entrante), 82,25% des 23.411 étudiants internationaux présents au Maroc, sont des ressortissants de pays africains. À noter enfin que cette rencontre a été également une occasion de passer en revue les opportunités internationales qui s’offrent à travers des programmes tels que Erasmus+, Horizon Europe et cofund.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations ÉCO

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