Maroc

Loi de Finances et les jeunes. Les mesures d’accompagnement proposées

Les mesures budgétaires s’articulent autour du renforcement de l’accompagnement et l’amélioration des garanties apportées par les jeunes porteurs des projets en contrepartie de l’accès au financement. 

Le dispositif de relance financière pour les jeunes porteurs de projets, conçu par le budget 2021, s’articule autour des mesures prioritaires qui devront être activées pour amorcer une nouvelle étape des relations entre les banques et les jeunes entrepreneurs.


Les finances publiques s’avèrent être de plus en plus mobilisés pour améliorer le seuil du financement des jeunes porteurs de projets et leur assurer un accompagnement tangible durant toutes les phases du montage de leurs projets.

Le dispositif réservé à ces jeunes met en place un observatoire national chargé de mesurer l’impact du financement sur la croissance des projets naissants, avec l’objectif de «l’élaboration d’une stratégie qui inclut une nouvelle génération de plans sectoriels se basant sur la simplification des procédures d’accès au crédit». En ligne de mire également des mesures qui ont été décidées par le budget de l’année 2021, la réduction du coût des procédures administratives.

À noter la faible valeur ajoutée des programmes de formation conçus pour certaines catégories des jeunes, ainsi que la nécessaire prise en compte des porteurs de projets agricoles.

Pour la problématique de la régionalisation de l’acte d’investir, les normes nouvellement entrées en vigueur durant cette année 2021, obligent les Centres régionaux d’investissement à soumettre à la commission interministérielle de pilotage une évaluation annuelle de performance.

Il s’agit d’une obligation qui permet à la commission interministérielle de superviser l’offre d’investissement au niveau régional et surtout d’évaluer les actions prévues pour la simplification des procédures et de régler les éventuelles difficultés rencontrées dans l’accomplissement des tâches des commissions régionales.

D’un autre côté, il y a la mise en place du registre national des sûretés immobilières qui devra mettre un terme aux entraves engendrées par les garanties demandées aux porteurs des projets.

La création d’un registre national des sûretés immobilières sera du ressort du ministère de la Justice. La situation financière de certaines catégories d’entreprises, notamment les PME, ne permet pas à elle seule de rassurer les créanciers, d’où l’intérêt de renforcer les possibilités pour ces entreprises de donner en gage les actifs mobiliers corporels et incorporels afin de consolider leurs capacités à mobiliser des financements.

Le registre national sera chargé de centraliser les données relatives aux biens nantis et facilitera l’information des tiers, notamment des créanciers potentiels sur les droits de préférence grevant un bien mobilier, selon les mesures activées. Enfin, un dispositif de proximité est aussi mis en œuvre et il a permis d’améliorer les délais de traitement des dossiers.

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO

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