Maroc

Fès-Meknès/agriculture: de gros investissements entre 2008 et 2020

Depuis son lancement en 2008, le Plan Maroc vert a eu un impact socio-économique important dans la région de Fès-Meknès. Entre 2008 et 2020, le PMV a réussi à mobiliser près de 19 MMDH d’investissements dans la région, dont 11,1 MMDH d’investissements public et 7,79 MMDH mobilisés par le secteur privé. Les incitations financières accordées dans le cadre du plan agricole régional ont permis d’avoir un multiplicateur d’investissement de 2,60 DH pour chaque dirham investi.

Entre 2008 et 2020, le Plan Maroc Vert (PMV) a réussi à mobiliser un investissement global de 18,94 MMDH dans la région Fès-Meknès, dont 11,15 MMDH d’investissement public et 7,79 MMDH mobilisés par le secteur privé. C’est ce qui ressort du bilan final de la déclinaison régionale du PMV, réalisé par la Direction régionale de l’agriculture de la Région Fès-Meknès.


Dans le cadre du pilier I du PMV, la région a connu le lancement de 12 projets d’une enveloppe de 2,6 MMDH, ce qui a permis la création de 1.013 nouveaux emplois et la plantation de 27.840 hectares. Quant au pilier II, le PMV a mobilisé une enveloppe de 2,34 MMDH pour le lancement de 152 projets dans la région. Cette opération, qui a bénéficié à plus de 96.660 agriculteurs, a permis la création de 62 unités de valorisation, l’aménagement de 400 hectares pour le pâturage et la plantation de 122.156 hectares. Les projets du pilier II ont contribué également à l’aménagement de 80 km de routes dans le milieu rural, la mise en place de 40 km de canalisations hydroagricoles et l’équipement de 41 points de distribution d’eau. L’ensemble de ces projets ont permis la réalisation de 4,6 MMDH de chiffre d’affaires et la création de 2,8 millions de jours de travail. Les incitations financières accordées dans le cadre du plan agricole régional ont permis d’avoir un multiplicateur d’investissement de 2,60 DH pour chaque dirham investi.

Entre 2008 et 2020, l’État a accordé des incitations financières de l’ordre de 3,9 MMDH. Notons que les projets réalisés par le secteur privé et public s’élèvent à 193 projets mobilisant un investissement de 4,5 MMDH.

Ils ont permis la création de 9.114 nouveaux emplois stables et la plantation de 23.400 hectares. En matière de financement du Fonds de développement agricole (FDA), la région de Fès-Meknès occupe la première place avec la mobilisation de 3,6 MMDH d’investissement. En 2019, les moyens mobilisés ont dépassé 480 MDH, alors que la moyenne annuelle est de 320 MDH. Notons que la région bénéficie de près de 18% de l‘investissement public dans le secteur de l’agriculture.

Évolution des chaînes de production agricole
Entre 2008 et 2020, PMV a contribué de manière significative au développement des facteurs de production dans la région de Fès-Meknès. Concernant la production végétale, la région a vu le nombre de tracteurs passer de 3.480 tracteurs en 2008 à plus de 11.250 en 2020.

Elle a également amélioré son utilisation des produits phytosanitaires, de 74 t à 123 t, et les engrais, de 12.000 t à 32.000 t en 2020. Quant à l’application des semences par les agriculteurs, elle est passée de 18.000 t en 2019, à 24.000 t en 2020. Durant la même période, la superficie de l’olivier dans la région a augmenté de 251.000 à 358.000 hectares, ainsi que la production de 298.000 t à 470.000 t. La valeur ajoutée de la filière a crû quant à elle, de 708 MDH à plus de 1,5 MMDH, avec une création d’emplois qui a bondi de 9 Mj de travail par an à 17 M. Notons que la capacité de valorisation est passée de 1.037 t à 1.304 t en 2020.

Depuis plusieurs années, la région s’est distinguée par la production de l’olivier avec 36% de la superficie nationale d’oléiculture. En totalité, elle dispose de plus de 350.000 hectares plantés, sur un million à l’échelle nationale. Auparavant, la région produisait entre une tonne et une tonne et demie à l’hectare, aujourd’hui, la moyenne est de trois tonnes à l’hectare. Pour les rosacées, la superficie cultivée est passée de 32.000 à 64.000 ha, la production, de 24.000 à 527.120 t, la capacité de valorisation de la filière, de 91.000 t/an à 170.000 t/an en 2020.

Quant à la valeur ajoutée de la filière, elle a augmenté de 1,1 MMDH à 1,6 MMDH. De même pour les emplois, de 3 Mj de travail par an à 7Mj. Par ailleurs, on constate que la filière des céréales a connu une régression, avec une superficie exploitée qui a diminué de 886.000 hectares à 710.000 hectares, la production a aussi chuté de 1,6 Mt à 604.000 t. De même que la capacité de valorisation, de 6.780 t à 4.658 t. Concernant la filière des légumineuses, on constate que malgré la réduction de la superficie exploitée de 24.000 hectares à 23.000 hectares, la production a progressé de 698.000 hectares à 871.000 hectares en 2020. La capacité de valorisation de la filière est passée de zéro à 3.000 t. Pour la filière de l’amandier, on constate que la superficie cultivée a crû de 26.000 à 34.000 hectares durant cette même période, ainsi que la production, de 11.000 t à 53.000 t. La filière permet actuellement de créer une valeur ajoutée de 201 MDH par an contre 75 MDH en 2008.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations ÉCO

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