Maroc

Autoroutes du Maroc : le carnet de commandes ne désemplit pas

En août-septembre, la Société nationale des Autoroutes du Maroc annonçait un plan de rationalisation et de priorisation de ses dépenses, axé sur la réduction du budget des charges courantes et sur la reprogrammation des investissements liés à la construction d’infrastructures autoroutières. ADM informait aussi du maintien de ses chantiers indispensables et prioritaires. Qu’en est-il du carnet de commandes ? Zoom.

La Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) a attribué une trentaine de marchés aux entreprises de son écosystème, entre août et novembre ! En dépit de la pression que la crise de la Covid-19 exerce sur la trésorerie d’ADM, l’entreprise déploie tous les moyens pour minimiser l’impact de la crise et atténuer les répercussions sur son écosystème. Après un premier semestre qui s’est soldé par un recul de 32% du trafic autoroutier et de 29% des recettes de péage, l’entreprise a dû mettre en place un plan de rationalisation et de priorisation des dépenses, axé sur la réduction du budget des charges courantes liées principalement à l’activité d’exploitation, et sur la reprogrammation des investissements liés à la construction d’infrastructures autoroutières, tout en maintenant les chantiers indispensables et prioritaires. Quelques mois plus tard, le constat est que les choses vont bon train, côté carnet de commandes. Entre août et novembre, l’entreprise a procédé à l’attribution d’une trentaine de marchés. Ainsi, la réalisation des travaux d’installation, de câblage et de mise en service des équipements périphériques au niveau des voies de péage de son réseau autoroutier a été attribuée à la société Neweracom pour 4,4 MDH. La mise à niveau du réseau à fibre optique et la connexion des équipements de terrain ont été adjugés à la même entreprise pour 3,9 MDH. Neweracom est spécialisée dans l’étude et l’installation de réseaux haut débit Fttx, fibre optique, courant faible et fort. Le marché de la fourniture des équipements d’interphonie pour ses voies de péage a été attribué à la filiale française du groupe autrichien de systèmes d’interphonie intégrée Commend contre la somme de 1,037 million d’euros (environ 11,2 MDH).


La réalisation des travaux de mise à niveau de l’autoroute urbaine de Rabat, située entre l’échangeur Hay Riad et le giratoire Hay El Fath, sera assurée par la filiale du groupe Colas, les Grands travaux routiers (GTR). Le coût des travaux s’élève à 34,1 MDH. Le 23 septembre dernier ont été attribués les travaux de mise sous péage de l’échangeur de Ain Atiq et du dédoublement du passage supérieur de l’échangeur de Skhirat. Les travaux sont attribués au groupe Mojazine, spécialisé dans les travaux de voirie et assainissement, transformation de produits bitumineux (enrobés, couches de roulement), pour un montant de 41,5 MDH. Autant dire que l’écosystème de la Société nationale des Autoroutes du Maroc a de quoi se frotter les mains.

Entre juin et juillet, ADM a attribué à l’entreprise Servas le marché de la mise à niveau de son réseau haut débit pour une enveloppe de 10,759 MDH. Quelques jours avant, ADM a attribué un marché de 5 MDH à l’entreprise Munisys, spécialisée dans les solutions et services relatifs aux systèmes d’information, pour l’acquisition et installation d’une solution micro-datacenter pour l’ensemble de ses centres d’exploitation. La réalisation des travaux de drainage de la chaussée de l’autoroute Rabat–Fès (Programme 2020-2021) est revenue à Valtech, spécialiste de l’irrigation, espaces verts, drainage pour 49,24 MDH. La modernisation des gares de péage pleine voie Nassim, Had Soualem et El Jadida sur l’autoroute Casablanca-El Jadida a été attribuée à la société Optimaco.

Le premier semestre s’est soldé par un recul de 32% du trafic autoroutier et de 29% des recettes de péage. Pour faire face à la chute drastique de ses indicateurs vitaux, ADM a mis en place un dispositif pour assurer la continuité du service public aux standards de sécurité et qualité tout en accompagnant son écosystème durant cette crise. Ainsi, son budget annuel d’investissement et de fonctionnement a été reprogrammé et révisé à 942 MDH. L’enjeu consiste à anticiper l’impact de la crise sanitaire sur le reste de l’année 2020.

Modeste Kouame / Les Inspirations Éco

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