Politique

Développement rural : l’impact des projets évalué

Durant la séance mensuelle du contrôle de la politique générale de l’Exécutif, les conseillers ont interpellé le Chef du gouvernement sur les enjeux de la stratégie agricole et du programme de réduction des inégalités spatiales en cours sur le développement rural.

La première séance mensuelle du Chef du gouvernement, cette année, a porté sur une des questions prioritaires durant ce mandat, à savoir le monde rural. C’est l’impact économique et social des projets conçus dans le cadre de la stratégie «Génération Green» ainsi que l’état des lieux du programme national de réduction des inégalités spatiales qui ont focalisé l’attention des groupes parlementaires à la 2e instance législative, et qui devra capitaliser sur le taux de croissance annuel sectoriel moyen agricole qui dépasse 5%. Tout en insistant sur le fait que le monde rural est une priorité du Souverain, le Chef du gouvernement a mis en relief la place centrale du développement rural. «La réduction des inégalités spatiales est prioritaire pour le gouvernement avec la prise en compte que le monde rural englobe plus de 85% des collectivités territoriales», a précisé Aziz Akhannouch devant les élus de la 2e instance législative.


«En dépit des acquis majeurs, la mobilisation des ressources pour atténuer les écarts entre le monde urbain et rural et la lutte contre les inégalités spatiales et territoriales devra être renforcée», a tenu à rappeler le Chef du gouvernement. L’impact du plan Maroc Vert a été également palpable, selon les données présentées devant les conseillers, avec comme principal objectif la lutte contre la précarité et la vulnérabilité des habitants des zones rurales. Pour le programme national de lutte contre les inégalités spatiales, qui couvre près de 14% de la population et qui s’étale jusqu’à 2023, le Fonds de développement des zones rurales et montagneuses reste le principal acteur avec 8.137 projets prévus, dont 7.066 portent sur l’équipement en infrastructures.

De nouveaux indicateurs ont été établis pour la mesure de l’accessibilité aux services de base, avec une hausse de 44% de ce seuil depuis le lancement du programme. Il s’agit de l’amélioration de l’accès aux services de santé et de l’éducation, du raccordement au réseau de l’eau potable et de l’électricité et des liaisons routières. Les autres enjeux du plan d’action de 2022 devra en premier lieu favoriser la modernisation des systèmes d’irrigation et de valorisation de l’eau dans le cadre du programme national d’économie d’eau et d’irrigation (PNEEI), et ce, à travers la poursuite des travaux de reconversion collective de l’irrigation localisée sur une superficie de 60.000 ha, ainsi que l’équipement des exploitations en irrigation localisée sur près de 50.000 ha additionnels. Pour rappel, et pour le volet social, les indicateurs communiqués aux parlementaires montrent que l’emploi agricole a connu une nette amélioration avec la création de 50 millions de journées de travail additionnelles, soit l’équivalent de plus de 250.000 emplois agricoles. Pour le revenu, le pouvoir d’achat de la population rurale s’est aussi amélioré, avec une hausse de 66% durant les 10 dernières années.

Une 2e étape du plan projetée

Le Programme de réduction des disparités territoriales et sociales (PRDTS), qui prend fin en 2023, a permis certes d’améliorer le taux d’accès aux services de base aux populations rurales, mais devra bénéficier d’une seconde étape de mise en œuvre. C’est ce qu’a laissé entendre le Chef du gouvernement, dans l’optique de tracer un nouveau plan pour le désenclavement, l’accès aux services de base et améliorer l’attractivité des zones rurales, notamment celles difficiles d’accès. A noter que le budget global qui a été alloué aux projets initiés a atteint 32 MMDH. De même qu’un système d’information géographique a été lancé en vue d’atteindre les objectifs fixés pour les douars concernés. L’un des principaux acquis est sans aucun doute l’extension du réseau des routes destinées au désenclavement, avec 6.494 km de routes aménagés. De même que la question de l’entretien reste prioritaire, avec 4.268 km de routes qui ont bénéficié de travaux d’entretien financés par le PRDTS. En matière de renforcement de l’offre éducative, le bilan provisoire du programme laisse dégager une accélération des travaux de construction des établissements scolaires dans les zones ciblées annuellement, avec un total de 1.318 établissements construits, et 2.786 établissements scolaires réaménagés.

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO


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