Politique

Coopératives : la loi-cadre s’adapte aux besoins des régions

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L’État compte sur la mise en place de pôles régionaux du secteur coopératif pour sortir de la crise. La loi-cadre 16-65 sur l’économie sociale sera révisée pour s’adapter aux attentes des porteurs des projets.

C’est avec le soutien de l’Agence française du développement (AFD) que l’État compte relancer la dimension régionale des coopératives, qui traversent actuellement une période délicate. Une convention est actuellement en cours d’approbation, entre les deux parties, dans l’optique «d’accompagner la création de pôle de l’économie sociale au niveau régional, avec une enveloppe financière de l’ordre de 1,5 million d’euros», selon les données nouvellement communiquées aux parlementaires. «Il s’agit d’améliorer le contenu de la loi-cadre 16-65, relative à l’économie sociale ainsi que son cadre réglementaire», ajoute la même source à propos de la révision légale projetée. Les contrats avec les régions seront, quant à eux, généralisés, après que l’État ait pu conclure, durant cette année 2020, le contrat relatif au schéma régional de Fès-Meknès, ainsi que la validation d’un avenant de la convention qui a été conclue avec la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Pour les autres régions, le soutien a consisté jusqu’à présent en «l’encouragement de la consommation des produits des coopératives au sein des administrations, ainsi que pour l’accompagnement nécessaire pour la production des masques de protection qui a atteint 50.000 masques par jour», indique le diagnostic qui a été communiqué aux deux Chambres du Parlement. Jusqu’à présent, ce sont 3.700 coopératives à bénéficier des sessions de formation à distance en matière de vente en ligne dans l’objectif de tempérer l’impact de la crise. En matière de financement, le programme «Moazara», lancé cette année, a pu financer 40 projets présentés par plusieurs catégories de l’économie solidaire.


Le contenu du plan de relance
La feuille de route du gouvernement s’articule autour de plusieurs objectifs dont l’encouragement de l’auto-emploi dans le monde rural, ainsi que l’accompagnement des porteurs des projets durant cette étape. «Il s’agit, dans un premier temps, d’assurer un appui aux coopératives durant cette étape, à travers l’intégration de nouveaux acteurs et la création d’entreprises sociales d’une nouvelle génération», souligne l’argumentaire du gouvernement. En tête de liste des mesures projetées, le renforcement de la labellisation des produits des coopératives en vue de leur revalorisation. L’État compte également amener les acteurs locaux à se regrouper en vue de créer «des réseaux des travailleurs dans le domaine de l’économie sociale, avec la création de mécanismes de financement durant toutes les étapes du projet». Le plan de relance vise aussi à améliorer le seuil des partenariats, conclus jusqu’à présent, avec comme principale exigence la création de l’emploi. À souligner que le budget, alloué à l’office de développement de la coopération, connaîtra une baisse de 8%, ce qui ne devrait pas faciliter la tache de cet organisme important dans la chaîne de valorisation des produits des coopératives.

Mourafaka : un bilan bientôt disponible

D’une durée de cinq ans, le programme «Mourafaka» d’appui post création aux coopératives, nouvellement créées, s’apprête à livrer son bilan. Les objectifs tracés visent à renforcer les capacités de 2.000 nouvelles coopératives, et surtout d’assurer la durabilité des revenus pour prés de 200.000 bénéficiaires directs et indirects. Les coopératives, qui ont moins de deux ans d’existence légale et au moins une année d’activité, sont éligibles à l’appui de l’office de développement de la coopération, avec une grille de notation qui a été établie pour le classement des coopératives candidates au programme. Un coaching individuel est également instauré pour les coopératives pour une durée de deux ans, essentiellement pour les assister à établir leurs plans de développement. Pour rappel, deux catégories de besoins sont prises en charge dans le cadre de ce programme, qui sont les besoins en formation et en coaching des gestionnaires de la coopérative et les besoins en assistance technique, en conseil et en promotion commerciale des produits/services de la coopérative.

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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