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Droits humains : les dangers environnementaux représentent “le plus important défi”

Les dangers environnementaux qui s’intensifient constituent «le plus important défi» pour l’exercice des droits humains, a affirmé lundi la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme. «Les crises interdépendantes liées à la pollution, au changement climatique et à la biodiversité multiplient les dangers, amplifiant les conflits, les tensions et les inégalités structurelles, et rendant les gens de plus en plus vulnérables», a déclaré Michelle Bachelet, à l’ouverture de la 48e session du Conseil des droits de l’homme à Genève (Suisse). «En s’intensifiant, ces menaces environnementales constitueront le plus important défi pour l’exercice des droits humains de notre ère», a-t-elle affirmé, appelant les politiques à agir.

Bachelet a souligné que cette «triple crise planétaire», liée notamment à l’action humaine, a déjà un impact direct, et de grande envergure, sur toute une série de droits humains, tels que «les droits à une alimentation adéquate, à l’eau, à l’éducation, au logement, à la santé, au développement et même à la vie». «La pollution -générée par les mêmes modes de consommation et de production non durables que le changement climatique- est à l’origine d’un décès prématuré sur six», a-t-elle également relevé. Famine à Madagascar, désertification au Sahel, submersion des côtes au Bangladesh, raréfaction des ressources en eau au Moyen-Orient, gigantesques incendies en Sibérie et en Californie, inondations en Chine et en Allemagne… Bachelet a dressé une longue liste de crises environnementales qui mettent en danger la vie de larges pans de la population dans le monde.


La Haut-Commissaire a également souligné que la crise environnementale n’était pas la seule à laquelle l’humanité est confrontée, dressant une autre longue liste de violations des droits humains à travers la planète. À cet égard, elle a dit regretter «ne pas être en mesure de faire état de progrès dans ses efforts pour obtenir un accès significatif» à la région chinoise du Xinjiang. Depuis sa nomination à ce poste, Mme Bachelet n’a eu de cesse de réclamer un «accès total» à cette région. Ainsi, fin février, elle a réitéré son appel à une «évaluation complète et indépendante» de la situation des droits humains dans cette province, ce que refuse, avec force, Pékin. Les États-Unis, sur la base d’études de chercheurs occidentaux, reprochent à la Chine d’avoir arbitrairement interné plus d’un million de Ouïghours dans des « camps» du Xinjiang. Les autorités chinoises démentent ce chiffre, affirmant qu’il s’agit de «centres de formation professionnelle».

Sami Nemli avec Agence / Les Inspirations ÉCO

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