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BAD : jusqu’à 5 milliards $ pour la stratégie genre

La Banque africaine de développement entend renforcer, dans sa stratégie, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles dans ses cinq domaines prioritaires, appelés les «High 5». L’organisation veut débloquer, d’ici les prochaines années, des investissements pouvant atteindre 5 milliards de dollars pour sa stratégie genre.

La Banque africaine de développement (BAD) a récemment publié sa nouvelle stratégie du genre pour la période 2021-2025, dévoilant sa vision en matière de genre pour les cinq prochaines années. L’institution prévoit ainsi de transformer les secteurs clés du continent en terrains d’opportunités accessibles, où les femmes, les filles, les hommes et les garçons pourront bénéficier d’un accès et d’un contrôle égaux sur les ressources productives ainsi que d’infrastructures et de services de soutien pour s’épanouir. La BAD note que la mise en œuvre de cette stratégie se fera en respectant les engagements politiques émanant du Fonds africain de développement (FAD)-15 et de l’augmentation générale du capital de la banque. La banque veut intégrer dans ses «High 5» la dimension genre dans toutes les opérations nationales et régionales et entend classer 100% de ses opérations du secteur public en utilisant le système GMS (Gender marker system).


Côté investissements, la BAD envisage de déployer des spécialistes de l’égalité des sexes, de créer des produits de connaissances sur l’égalité des sexes et de renforcer les capacités de son personnel pour assurer un accès égal aux femmes, hommes, garçons et filles à des opérations financées par la banque. La stratégie 2021-2025 de la banque prévoit également de renforcer l’approche genre dans les pays membres et de tenir compte des contextes et des priorités de chaque pays concernant les interventions. Aussi, la banque poursuivra-t-elle ses investissements dans la production de données et de connaissances sur le genre spécifiques aux pays afin d’améliorer sa compréhension des contraintes propres à chaque pays. Enfin, la banque compte sur le soutien de ses partenaires clés, dont les institutions financières, les banques centrales, les organisations de la société civile, pour aider les pays membres régionaux à mieux reconstruire et surmonter les obstacles structurels.

À ce propos, la BAD compte soutenir le financement des interventions à court terme et à long terme, plaçant les femmes au cœur de l’action en tant que moteurs essentiels de la reprise socio-économique. Par ailleurs, rappelons que la banque a lancé l’initiative Affirmative Finance Action for Women in Africa en mai 2016 dans le but de combler le déficit d’accès au financement des femmes en Afrique évalué à 42 milliards de dollars américains. À l’avenir, la BAD prévoit de débloquer jusqu’à cinq milliards de dollars de financement dans le cadre de cette initiative. En outre, la BAD s’est engagée à renforcer les capacités des institutions financières opérant sur le continent pour mettre en avant les petites et moyennes entreprises détenues par des femmes. Elle souhaite notamment les aider à adapter leurs produits et services aux types d’entreprises que gère la gent féminine. 

Mariama Ndoye / Les Inspirations Éco

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