Éco-Business

L’avenir “bouleversant” du marché de l’emploi

Sans aucun doute, la transformation numérique de l’économie mondiale entraînera des changements profonds dans le marché de l’emploi. Dès lors, il est important pour les étudiants de se préparer et de s’adapter à ces changements pour rester attractifs sur le marché du travail.

Avec l’automatisation de certaines tâches et le besoin croissant en compétences numériques, le bouleversement des secteurs traditionnels ne fait plus aucun doute. C’est ce que confirme d’ailleurs un rapport du World Economic Forum  intitulé «The future of Jobs». Publié en novembre 2020, au plus fort de la crise sanitaire, il visait à éclairer les perturbations liées à la pandémie en 2020 et les perspectives prévues en matière d’adoption de la technologie, d’emplois et de compétences au cours des cinq prochaines années.

Constat sans appel, le rythme de l’adoption de la technologie devrait rester soutenu, et pourrait même s’accélérer dans certains domaines. L’adoption de l’informatique, du cloud, du big data et du commerce électronique reste une priorité majeure pour les dirigeants d’entreprise. Cependant, on observe également une augmentation significative de l’intérêt pour le chiffrement de bout en bout, les robots non-humanoïdes et l’intelligence artificielle. L’automatisation, conjointement avec la récession due à la Covid-19, créent un scénario de «double perturbation» pour les travailleurs.

En plus de la perturbation due aux confinements imposés par la pandémie et à la contraction économique, l’adoption de la technologie par les entreprises transformera les tâches, les emplois et les compétences d’ici 2025. 43% des entreprises interrogées indiquent qu’elles prévoient de réduire leurs effectifs en raison de l’intégration de la technologie, 41% de recourir davantage aux travailleurs contractuels pour des tâches spécialisées, et 34% d’augmenter leurs effectifs en raison de l’intégration de la technologie.

D’ici 2025, le temps consacré aux tâches actuelles par les humains et les machines sera réparti à parts égales. Une proportion significative des entreprises envisagent également de procéder à des changements dans leurs sites, leurs chaînes de valeur et le volume de leurs effectifs, en raison de facteurs autres que la technologie, au cours des cinq prochaines années. Les données de l’enquête «Future of Jobs» du Forum montrent, par ailleurs, que les entreprises prévoient de restructurer leur main-d’œuvre en réponse aux nouvelles technologies.

Dans le détail, elles cherchent à transformer la composition de leurs chaînes de valeur (55%), à introduire davantage d’automatisation, à réduire leur main-d’œuvre actuelle (43%) ou à l’étendre en raison d’une intégration technologique plus poussée (34%), ainsi qu’à étendre leur utilisation de sous-traitants pour les travaux spécialisés (41%). Quant aux employeurs, ils s’attendent à ce que d’ici 2025, les emplois redondants diminuent de 15,4% à 9% de la main-d’œuvre (-6,4%), tandis que les professions émergentes augmenteront de 7,8% à 13,5% (+5,7%). Sur la base de ces chiffres, poursuit le World Forum Economic), «nous estimons qu’en 2025, environ 85 millions d’emplois pourraient être supprimés en raison d’un changement dans la répartition du travail entre les humains et les machines, tandis que 97 millions de nouveaux emplois – mieux adaptés à cette nouvelle répartition du travail entre humains, machines et algorithmes – pourraient émerger.

Toujours selon le même rapport, les écarts de compétences continuent d’être élevés alors que les compétences demandées pour les emplois changeront au cours des cinq prochaines années. Les compétences et les groupes de compétences les plus demandés par les employeurs d’ici 2025 comprennent, notamment, la pensée critique et l’analyse, la résolution de problèmes, ainsi que les compétences en autogestion telles que l’apprentissage actif, la résilience, la tolérance au stress et la flexibilité. En moyenne, les entreprises estiment que près de 40% des travailleurs auront besoin d’une formation de six mois au moins, et 94% des dirigeants déclarent s’attendre à ce que les employés acquièrent de nouvelles compétences sur le tas, une augmentation significative par rapport à 2018 (65%).

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO


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