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L’atténuation et l’adaptation, deux concepts complémentaires

Pour lutter contre les changements climatiques, la communauté internationale est appelée à mettre en place des projets relatifs aussi bien à l’atténuation qu’à l’adaptation. Les deux approches sont complémentaires. Aucune solution, à elle seule, ne saurait suffire, selon les experts.


La lutte contre les changements climatiques passe par deux approches complémentaires: l’adaptation et l’atténuation. La première se définit comme l’ensemble des ajustements réalisés pour en limiter les impacts négatifs et en maximiser les effets bénéfiques, tandis que la seconde est une intervention humaine visant à réduire les sources de gaz à effet de serre. L’atténuation et l’adaptation au changement climatique contribuent à atteindre les objectifs escomptés en matière de lutte contre les changements climatiques. Plusieurs domaines sont concernés comme l’eau, l’énergie, l’exploitation des terres et la biodiversité.

Les deux stratégies comprennent aussi l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’utilisation de sources d’énergie plus propres, la réduction des émissions de polluants atmosphériques dangereux pour la santé, le verdissement des villes et le recyclage des eaux, la gestion durable des forêts et de l’agriculture et la protection des écosystèmes. D’après le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), en limitant fortement les émissions au cours des prochaines décennies, on pourrait réduire les risques climatiques au XXIe siècle et, au-delà, améliorer les perspectives d’adaptation, réduire les coûts de l’atténuation sur le long terme et aplanir les difficultés y afférentes, et privilégier des profils d’évolution favorisant la résilience face au changement climatique dans l’optique du développement durable.

Selon les experts, l’atténuation et l’adaptation soulèvent des questions d’équité et de justice. En effet, bon nombre de personnes parmi les plus vulnérables aux changements climatiques ont contribué et contribuent le moins aux émissions de gaz à effet de serre. Il s’avère on ne peut plus indispensable d’agir en faveur de l’atténuation ainsi que de l’adaptation. En matière d’atténuation, il existe de nombreuses options susceptibles de limiter le réchauffement à moins de 2° C par rapport aux niveaux préindustriels. Cela passe par une forte réduction des émissions au cours des prochaines décennies. Il est également indispensable de faire en sorte que les émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre persistants soient presque nulles d’ici la fin du siècle.

Néanmoins, cette démarche pose d’importants problèmes techniques, économiques, sociaux et institutionnels, qui deviendront de plus en plus difficiles à surmonter si l’on tarde à prendre des mesures d’atténuation supplémentaires et que l’évolution technologique ne suit pas. De nombreuses options d’adaptation et d’atténuation peuvent aider à faire face aux changements climatiques, mais aucune ne saurait suffire à elle seule. Leur efficacité, qui dépend des politiques et des modalités de coopération adoptées à toutes les échelles, peut être renforcée par des mesures intégrées reliant l’adaptation et l’atténuation à d’autres objectifs sociétaux et mettant en œuvre des politiques qui favorisent le développement, la diffusion et le transfert de technologies. La réussite des deux concepts est tributaire de plusieurs facteurs combinés: des institutions solides, une gouvernance rationnelle, l’innovation, l’investissement dans les technologies et une infrastructure respectueuse de l’environnement, des moyens de subsistance durables et des comportements et modes de vie appropriés. Les objectifs fixés ne pourront être atteints qu’en prenant des mesures aussi bien à l’échelle nationale et régionale qu’au niveau international. 

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