Éco-Business

Entrepreneuriat féminin : Le BIT scrute les secteurs à fort potentiel

Le Bureau international du travail (BIT) a réalisé une analyse visant à identifier les secteurs présentant de réelles opportunités pour le développement des TPME dirigées par des femmes.  


Identifier les secteurs présentant des opportunités pour l’entrepreneuriat féminin: tel est l’objectif de l’analyse réalisée par le Bureau international du travail (BIT), en partenariat avec la CGEM et l’Association des femmes chefs d’entreprise du Maroc (AFEM). Présentée hier lundi à l’occasion d’une rencontre placée sous le thème: «Entrepreneuriat féminin: quelles opportunités sectorielles?», cette étude identifie 5 secteurs clés qui présentent un réel potentiel entrepreneurial pour les femmes marocaines, à savoir le textile et habillement, le tourisme, les produits du terroir, l’artisanat et les services. Ces secteurs présentent en effet de réelles opportunités pour le développement et la croissance des entreprises dirigées par les femmes. «Le travail d’analyse a été réalisé sur la base des différentes stratégies nationales lancées ces dernières années, croisées avec les données qualitatives existantes et recueillies auprès des départements ministériels et des professionnels», explique-t-on auprès de l’OIT. Dans le détail, les entreprises féminines représenteraient 46,5% des entreprises industrielles au niveau national.

Dans le tourisme, l’analyse note une forte progression des entreprises féminines opérant dans une multitude de niches à forte valeur ajoutée. S’agissant des produits du terroir, le potentiel relevé serait essentiellement dû à la mise en œuvre de programmes consacrant une grande place à la valorisation du travail de la femme dans un secteur qui compte pas moins de 480 coopératives féminines. Le secteur de l’artisanat présente également un fort potentiel pour les entreprises dirigées par les femmes puisqu’il compte un tissu coopératif féminin de près de 987 coopératives dont 43% sont des coopératives féminines. Le secteur des services connaît quant à lui une prépondérance des entreprises féminines qui représentent plus de 56% des acteurs du secteur.

Approche participative
Cette démarche vise essentiellement à «soutenir l’entrepreneuriat féminin et à encourager les autorités à intégrer davantage les femmes dans le monde de l’entrepreneuriat, ceci afin de réussir l’envol économique», explique Sabra Bouibrahimi, membre de la Commission RSE et label à la CGEM. Dans une approche participative, l’OIT a, outre la présentation faite de l’analyse, appelé les femmes chefs d’entreprises à «valider» ses principales conclusions, ceci à travers des discussions lancées et qui visent à regrouper un ensemble de représentants des secteurs économiques identifiés, des institutions et des prestataires de services financiers et non financiers. Dans ce sens, des discussions plus approfondies seront menées pour identifier les opportunités à l’intérieur de chaque secteur, les besoins auxquels il faudra répondre mais également les mesures concrètes à mettre en place pour intégrer les entreprises féminines dans les différentes chaînes de valeur des secteurs sus-cités. Notons que cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet «Woman for Growth» que l’Organisation internationale du travail (OIT) a lancé en octobre 2015 au Maroc et dont le financement est assuré par le Département d’État américain.

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