Éco-Business

Bilan carbone : l’ANP engage le chantier dans les ports

L’Agence nationale des ports envisage de réaliser un bilan carbone de ses activités et des ports relevant de son périmètre. Une action inscrite dans le cadre de sa stratégie RSE.  

L’Agence nationale des ports (ANP) intègre l’enjeu de la durabilité. L’Agence initie, en effet, un chantier à portée majeure, notamment au regard du secteur dans lequel elle opère : celui de limiter les émissions de gaz à effet de serre découlant de ses activités. Une série d’actions sont dans le pipe en vue de tracer une feuille de route efficace en la matière, apprend-on. Mais, plus encore, l’Agence prévoit de dresser un bilan carbone de ses activités et des ports sous sa tutelle. Il s’agira, selon les grandes lignes de ce projet, d’identifier et de quantifier lesdites émissions en vue de connaître les postes d’émission les plus importants. Ce sont ceux-là même qui seront placés en tête des cibles prioritaires de la feuille de route prévue. Il faut dire que le chantier est d’envergure, au regard du nombre de ports concernés. Notons que L’ANP exerce ses prérogatives sur tous les ports du pays, à l’exception de celui de Tanger Med. L’organisme est structuré en direction centrale et huit directions régionales, chacune encadrant plusieurs ports.

Modus operandi
D’après les éléments préliminaires du projet de l’ANP, la réduction des émissions de gaz à effet de serre passera par des actions telles que le recours aux énergies renouvelables, la réduction de la consommation électrique par la généralisation des lampes LED et le lancement de plusieurs études liées à l’efficacité énergétique. Pour mener à bien le projet d’élaboration de son bilan carbone, l’Agence compte donc commencer par identifier toutes les sources d’émission, qu’il s’agisse de la consommation énergétique, du volet du transport, du traitement des déchets…

Pour chaque source, les émissions seront calculées sur la base des référentiels techniques internationalement reconnus (Bilan carbone, GHG Protocole, Norme Isolation 14064…), croisés avec les critères de la base de données des facteurs d’émission spécifiques au Maroc, telle qu’établie par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement. Il reste à souligner qu’un aspect important devrait certainement impacter la décision de prioriser telle ou telle autre action de réduction des émissions de GES. Il s’agit du volet lié au budget que nécessitera chaque action. À ce titre d’ailleurs, et une fois les mesures finalisées, l’ANP a prévu que soient tracés des budgets estimatifs correspondant à chaque projet. De même, la faisabilité stratégique, économique et réglementaire sera également passée à la loupe.

Sami Nemli / Les Inspirations ÉCO

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