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Assurance-vie : comment optimiser le rendement

L’assurance-vie fait partie des placements ayant le plus pâti de la politique monétaire menée ces dernière années. Malgré tout, elle continue de délivrer l’une des meilleures performances dans sa catégorie. Au-delà de la diversification dans les unités de compte pour améliorer les perspectives de gains, il existe d’autres moyens d’optimiser la rémunération du capital investi. Les épargnants peuvent négocier certains frais prélevés sur les contrats. Il s’agit plus précisément des frais à l’entrée qui peuvent atteindre jusqu’à 3,5%.

Les produits d’épargne assurantielle ont drainé 4,2 MMDH sur le premier trimestre, en hausse de 2% par rapport à 2021. Cette croissance est tirée essentiellement par les contrats en unités de compte sur lesquels les versements ont augmenté de 50% à 489 MDH. La quête de rendement pousse de plus en plus les épargnants vers ces produits, plus risqués mais offrant de meilleures perspectives de gains.


L’assurance-vie fait partie des placements ayant le plus pâti de la politique monétaire menée ces dernière années. La baisse des taux obligataires a significativement affaissé les rendements même si l’assurance-vie continue de délivrer l’une des meilleures performances dans sa catégorie. Elle rapporte autour de 3% actuellement avec des écarts non négligeables selon les produits et les compagnies.

Aujourd’hui, les épargnants ne sont plus obligés de rester enfermés dans les produits classiques. Ils peuvent mixer avec les contrats en unités de compte pour optimiser la rémunération. Les clients qui ont fait ce pari obtiennent les meilleurs rendements du marché. La Marocaine Vie, pionnière sur le segment des contrats multisupports (alliant supports dirhams et en unités de compte) affiche une rémunération allant jusqu’à 3,5% pour le support dirhams des contrats multisupports au titre de l’année 2021.

Axa Assurance s’y est lancée avec son partenaire BMCI alors que Wafa Assurance commercialise les contrats en unités de compte depuis quelques années déjà. Les autres acteurs sont dans les starting-blocks. Au-delà de la diversification dans ce type de contrats, il existe d’autres moyens d’optimiser la rémunération du capital investi. Les épargnants ont la possibilité d’agir sur les frais prélevés sur leurs contrats d’assurance-vie. Il s’agit plus précisément des frais à l’entrée.

Ces derniers sont plafonnés à 3,5% et incluent notamment les frais reversés aux apporteurs d’affaires (banques et courtiers). Pour un placement de 1 MDH par exemple, cela représente 35.000 DH. En général, le taux appliqué n’atteint pas 3,5% assure, Hicham Amakran, directeur Technique et Pilotage à La Marocaine Vie, membre du comité exécutif.

L’environnement de taux bas et la compétition sur le marché contribuent à la baisse des frais d’acquisition, note le professionnel. Lorsque les montants investis sont importants, les déposants ont la possibilité de négocier les frais à l’entrée. Certains organismes appliquent des barèmes dégressifs sur les montants (plus il est important plus le taux de frais appliqué est faible) et aussi en fonction de la part d’unités de compte dans les contrats. Dans certains cas, les distributeurs peuvent renoncer à leur commission.

«Autant que les clients, ils sont regardants sur les rendements parce que disposer de produits servant une rémunération compétitive et stable sur la durée constitue un argument de vente de taille, surtout auprès des clients patrimoniaux», indique Hicham Amakran. Par contre, ils sont rémunérés sur l’encours. Les frais de gestion se situent autour de 0,6% par an et incluent donc la commission des distributeurs. Pour les détenteurs de contrats multisupports, les arbitrages entre les supports sont facturés à 1% du montant concerné sans dépasser  1.000 DH.

Fiscalité : L’intérêt de prendre date

Les contrats d’assurance-vie présentent des avantages fiscaux intéressants lorsque la durée du contrat dépasse huit ans. Contrairement à un investissement en direct, les arbitrages entre supports ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu dans un contrat d’assurance-vie. Cependant, il est important de «prendre date» pour bénéficier pleinement des avantages associés à ce produit, conseille Hicham Amakran. C’est à partir de la date de souscription que sera définie la date anniversaire du contrat.

 

Franck Fagnon / Les Inspirations ÉCO


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