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Revêtements automobile. PPG lance la production de mastics pour Dacia depuis Tanger

Un énième industriel s’installe à Tanger pour soutenir la production locale de véhicules du groupe Renault. L’américain PPG, spécialiste des revêtements pour équipement d’origine (OEM) notamment les automobiles, ouvrira un premier site de production d’où il fournira des produits d’étanchéité. Deux autres sites de production sont annoncés d’ici 2030.

L’écosystème automobile marocain s’enrichit d’un nouvel arrivant de rang mondial. L’américain PPG, entreprise chimique spécialisée dans les matériaux de construction, notamment les peintures, le chlore, l’hydroxyde de sodium, le chlorure de vinyle et le verre, annonce le démarrage d’une installation à Tanger, au Maroc, qui produira des mastics automobiles pour la production locale de véhicules.


L’usine de PPG à Tanger produira des produits d’étanchéité qui permettent une plus grande flexibilité dans la conception et la fabrication des véhicules. L’usine, qui marque la première installation de production de revêtements automobile de la société en Afrique, fournira dans un premier temps des matériaux pour les véhicules de la marque Dacia du groupe Renault, produits à Tanger et à Casablanca. Mais pas que. L’industriel lorgne certainement l’usine de PSA à Kenitra.

Pour ratisser large, l’entreprise évalue la production locale d’autres technologies d’adhésifs, de mastics et de revêtements pour approvisionner les constructeurs automobile qui augmentent leur production au Maroc. «Le démarrage de cette installation est une étape importante dans la fourniture d’un approvisionnement local pour les constructeurs de véhicules d’origine (OEM) au Maroc», fait valoir Roald Johannsen, vice-président de PPG, revêtements automobile, Europe, Moyen-Orient et Afrique. S’appuyant sur la R&D, l’industriel dit continuer à faire progresser le développement de ses adhésifs et mastics automobile pour permettre aux constructeurs automobile d’atteindre leurs objectifs d’électrification, d’allègement, de durabilité et de réduction du bruit et des vibrations. Le fait que le Maroc soit déjà l’un des producteurs de véhicules les plus importants et à la croissance la plus rapide d’Afrique, a fini par convaincre les investisseurs hésitants.

Vu les perspectives alléchantes qu’affiche le secteur automobile marocain, notamment une production de véhicules qui devrait augmenter de manière significative, le vice-président de PPG annonce deux autres sites de production, qui «devraient être lancés d’ici 2030». L’objectif de PPG étant de se rapprocher des donneurs d’ordres. «Cet investissement démontre notre engagement à soutenir nos clients et à nous développer dans les régions en plein essor. Chaque jour, nous nous associons à nos clients pour créer une valeur mutuelle et nous nous concentrons sur les solutions techniques qui font la différence», soutient Johannsen.

Parlant de donneurs d’ordres, PPG fournit des clients sur une diversité de marchés, allant de la construction aux produits de consommation, en passant par l’industrie et le transport, ainsi que sur les marchés secondaires. Implanté dans plus de 75 pays à travers le monde, PPG a réalisé un chiffre d’affaires net de 13,8 milliards de dollars en 2020. «Chez PPG, nous travaillons chaque jour pour développer et fournir les peintures, revêtements et matériaux auxquels nos clients font confiance depuis plus de 135 ans. Grâce à notre dévouement et à notre créativité, nous résolvons les plus grands défis de nos clients, en collaborant étroitement pour trouver la bonne voie à suivre», explique le manager.

Des perspectives alléchantes
Policy Center for the New South estime que la production automobile est passée de 100.000 véhicules en 2000 à environ 400.000 véhicules en 2019. La production devrait passer à 700.000 véhicules d’ici 2023. D’un autre côté, l’industrie du revêtement OEM automobile a connu un taux de croissance solide au cours de la décennie précédente et devrait beaucoup progresser au cours des prochaines années. PPG figure parmi les locomotives de ce marché qui devrait atteindre 69,28 milliards de dollars d’ici 2026, selon les estimations d’analystes.

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