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Kia Stinger : un col blanc en jogging

Disponible depuis peu chez Kia Maroc, la Stinger se veut un fleuron pas comme les autres. Design, confort, équipement, ou encore tenue de route sont autant d’aspects qui nous ont convaincus que l’excellence peut être coréenne et capable de séduire une cible de jeunes managers anticonformistes.

Entre une familiale accessible comme la K5 et la très «executive» berline Cadenza, il y avait bien une brèche à remplir dans le line up de Kia. Tel est le rôle rempli avec brio par la Stinger qui se positionne entre deux mondes, mais à sa façon, puisqu’elle endosse l’habit sportif de coupé-berline. Une catégorie dans laquelle elle est l’unique représentante coréenne, au beau milieu d’une concurrence foncièrement germanique et ayant le vent en poupe. Qu’à cela ne tienne, car la Stinger déborde de qualités avec, en premier lieu, un physique qui en impose.


4,83 mètres d’effets de style
Notre premier contact physique avec ce véhicule se déroule logiquement dans le showroom de la marque. À la vue de sa silhouette athlétique, le charme opère immédiatement. Face avant sculpturale, profil bas, vitrage cintré vers un arrière fastback et effets de style à profusion caractérisent ce modèle, surtout dans sa finition GT Line qui a fait l’objet de notre essai. Parmi ces effets, citons notamment de grandes prises d’air au bouclier avant, deux autres sur le capot, des écopes latérales sur les ailes avant, une calandre en nid d’abeilles en noir laqué, des coques de rétroviseurs chromés, ou encore des jupes latérales. Un vitrage surteinté, des jantes alu’ de 19 pouces et deux doubles sorties d’échappement chromées sur chaque côté parachèvent le look sportif de ce coupé à quatre portes. À l’avant comme à l’arrière, la signature lumineuse truffée de diodes contribue, elle aussi, à la singularité stylistique du véhicule. D’un point de vue plus subjectif, on pourrait regretter l’absence d’un hayon, mais aussi la dimension très moyenne du coffre qui affiche un volume de 406 litres, soit quasiment le même que celui d’une Ford Mustang !

Une caverne d’Ali Baba…
Ce n’est clairement pas un défaut dans la mesure où la première vocation de cette berline n’est clairement pas d’offrir l’espace d’une limousine ou d’un break. Non, la Stinger est avant tout axée sur la sportivité et le raffinement. Cela se voit d’emblée lorsqu’on s’installe à son volant, assurément la meilleure place à bord. Un volant à base plate derrière lequel l’instrumentation est partiellement numérique et sous lequel les pédaliers métalliques et ajourés donnent une envie immédiate de s’élancer. On apprécie aussi le levier de vitesses court, le rétroviseur intérieur sans cadre, ou encore l’écran multimédia de 8’’ qui surplombe la console centrale au-dessus de trois aérateurs au dessin de turbines d’avion. La présentation intérieure est une réussite et a de quoi gratifier l’égo du conducteur. L’équipement abondant, aussi. Sur cette unique finition proposée par Kia Maroc et dite «GT Line», la Stinger joue à la caverne d’Ali Baba. Jugez-en : accès et démarrage sans clé, sellerie en cuir Nappa avec surpiqûres rouges, volant chauffant, sièges avant chauffant, ventilés et réglables électriquement, radars av/ar couplés à des caméras de stationnement sur 360°, toit panoramique ouvrant, chargeur sans fil pour smartphone, interface multimédia avec mirroring (Apple CarPlay, Android Auto), installation audio à 360 W, phares full LED adaptatifs, etc.

Un moteur, deux visages
Sous le capot, la Stinger joue aussi la carte de la différence avec un 2.0 l turbo à injection directe d’essence. Fort de 255 ch de puissance et 353 Nm, ce bloc en a suffisamment dans les poches pour offrir du tempérament et du dynamisme à la Stinger. Cela, d’autant plus qu’il est relié à une boîte automatique à 8 vitesses (avec palettes au volant) et à une transmission intégrale. En fait, et c’est qu’il faudrait souligner, cette voiture à deux visages, puisqu’elle dispose d’un sélecteur de modes de conduite qui agit directement sur le répondant du moteur. Du coup, en mode ECO, il est possible d’évoluer sur un filet de gaz pour modérer la conso’ autour des 6,5 l/100 km. Pour les managers pressés ou désireux de se procurer du plaisir au volant, le passage au mode Sport change radicalement la donne. Le compte-tours s’affole plus rapidement, la sonorité devient aussi mélodieuse que celle d’un V6 (ou presque) et le comportement s’avère encore plus affûté. Une sportivité qui se chiffre par un 0 à 100 km/h pouvant être réalisé en 6 secondes et une vitesse maxi mesurée à 240 km/h. Une sportivité qui devrait tenter plus d’un col blanc, surtout au vu du prix revendiqué, à savoir 549.000 DH. À coup sûr, la Stinger lui fera aimer le sport.

Jalil Bennani / Les Inspirations Éco Auto

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