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Jaguar XE : Une sérieuse prétendante

Fraîchement lancée par l’importateur de Jaguar, la XE vient titiller un trio de berlines premium bien connu. Elle en a bien les moyens au vu de ses points forts, dont une structure inédite tout en alu’ et des moteurs pointus.

Cela fait plus de deux décennies que le marché mondial de la familiale premium se partage entre l’Audi A4, la BMW Série 3 et la Mercedes Classe C. Un trio allemand bien établi et à la notoriété de plus en plus enviée par une concurrence aux dents longues. Outre les Japonais Lexus et Infiniti ou encore le Suédois Volvo, Jaguar a longtemps cherché à se faire une place dans ce segment. Après une première tentative plutôt ratée (X-Type), la marque au félin a refermé la parenthèse et pris son temps pour bien se préparer à la rouvrir. Pour éviter les erreurs du passé, Jaguar a développé la XE en lui donnant sa propre plateforme et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit d’une structure inédite et réalisée en aluminium. Une première dans ce segment ! Mais avant toute chose, le style est à l’avenant et bien conforme avec l’ADN de la marque.


Une petite «Lady»
Le coup de crayon est même si conforme que la XE prend l’allure d’une XF en réduction. Même avec la grande Lady (XJ), l’air de famille est patent. Un constat qui prévaut surtout au vu de sa face avant, fortement calquée sur celle de ses grandes sœurs à travers une calandre béante et un regard fronçant constitué de projecteurs semi-encadrés par un liseré à LED. C’est d’ailleurs par cette signature lumineuse (avant) que la XE est immédiatement reconnaissable et identifiable comme une Jaguar. À l’arrière, les blocs de feux sont larges et leur graphisme composé d’une ligne horizontale coupant un feu rond, n’est pas sans rappeler un tantinet la sportive F-Type. Toujours au niveau de la poupe, l’encombrement réduit et le traitement arrondi de la malle rappellent vaguement ceux de l’Audi A4. L’ensemble repose sur des jantes allant de 17 à 19 pouces et affiche une fluidité aérodynamique aussi visuelle qu’attestée en soufflerie, avec un Cx de 0,26, soit le coefficient de pénétration dans l’air le plus bas de l’histoire de Jaguar !

Un intérieur chic et connecté
Mètre de tailleur en main, l’auto s’étale sur 4,67 m en longueur. Un gabarit dans la moyenne du segment, au même titre que l’espace habitable et le coffre qui affichent un volume de 450 litres. La présentation intérieure renvoie plus à la rigueur (et même froideur) germanique qu’aux Jaguar du passé. Un choix voulu et assumé par les concepteurs de la XE qui la prédestinent avant toute chose à l’homme (ou la femme) moderne. Un néo-cadre ou une jeune patronne qui devrait assurément apprécier la planche de bord épurée, le sélecteur rotatif et rétractable de la boîte de vitesse ou encore l’écran tactile (de 8’’) qui regroupe une kyrielle de fonctions. Un dispositif devenu incontournable sur le haut de gamme aujourd’hui et que l’on retrouve d’office sur toutes les XE. À ce titre, il faut savoir que l’équipement de base (finition Pure) intègre d’office la climatisation automatique bi-zone, le régulateur de vitesse, le démarrage par bouton, l’autoradio avec connexions Bluetooth et USB, l’éclairage d’ambiance, le capteur de crevaison, 8 airbags et un frein de parking électrique. Nettement moins «pingre», le second niveau (finition Prestige) enrichit ostensiblement la XE avec notamment, le radar de recul, le capteur de pluie, les phares au xénon, les sièges en cuir réglables électriquement à l’avant et un toit ouvrant panoramique avec store pare-soleil électrique. En haut du tableau, si l’exécution R-Sport joue une partition essentiellement sportive, la finition Portfolio s’embourgeoise d’un cran en ajoutant la caméra de recul, des jantes de 18’’,  le GPS et une installation audio à 11 HP signée Meridian.

Boîte auto 8 vitesses, de série !
Chez l’importateur de Jaguar (Smeia), la XE est disponible en 4 moteurs, dont un diesel. Il s’agit du 2.0 litres appartenant à la nouvelle génération de motorisations dite «Ingenium» et développant 180 ch pour un couple de 430 Nm. En essence, il est aussi question d’un 2.0 l décliné en deux puissances (200 et 240 ch), coiffé par un V6 de 3.0 l de cylindrée, fort de 340 équidés. Point commun entre tous ces blocs motopropulseurs, ils sont associés à une nouvelle boîte automatique développée par le spécialiste ZF et dotée de 8 vitesses ! Un huitième rapport qui, combiné à la relative légèreté du véhicule (1.474 à 1.665 kg), se répercute positivement à la pompe, avec une consommation (mixte) pouvant descendre jusqu’à 3,8 l/100 km ! À n’en point douter, la légèreté de la XE lui promet aussi une belle agilité sur le plan dynamique et partant, du plaisir pour son conducteur. Cette fois, la petite Jag’ ne pourra pas être traitée de «Jaguar du pauvre», même si elle démarre ses prix sous la barre des 400.000DH. Une façon de dire combien cette berline est pétrie de qualités. Il n’est d’ailleurs pas étonnant d’apprendre que sur les 35 modèles en lice pour le prix très prisé de la «Voiture de l’année 2016 en Europe», cette Jaguar a été retenue parmi les sept finalistes. Une couronne qui sera attribuée le 29 de ce mois… peut-être à la XE, une sérieuse prétendante.


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