Maroc

Infrastructures : la reprise des chantiers se confirme

Abdelkader Amara s’est montré rassurant devant les députés à propos de l’impact des mesures d’urgence destinées à atténuer l’impact de la pandémie.

À l’exception des projets liés à l’eau, qui n’ont subi aucun arrêt depuis le déclenchement de la crise sanitaire, tous les segments névralgiques des projets d’infrastructures et d’équipements de base ont connu des interruptions. À la chambre des représentant, un bilan d’étape du plan d’action du ministère concernant la relance de ces projets a été demandé.


«La pandémie a imposé des scénarios inédits à plusieurs secteurs, dont ceux qui dépendent du département de l’Équipement, de la logistique et de l’eau», a indiqué le ministre de l’Équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara, lors de la séance hebdomadaire des questions orales sous la coupole.

Parmi les actions urgentes lancées, le ministre a cité la souplesse d’exécution des contrats, avec la nécessité de garantir la santé financière des entreprises et la préservation des postes d’emploi. Le deuxième volet crucial sur lequel l’État s’est penché durant la pandémie est l’amélioration de l’accueil et la simplification des procédures. «Le rôle des établissements et des entreprises publiques a été renforcé en vue de créer une dynamique d’investissement en faveur des entreprises à travers les projets lancés et, surtout, en se concentrant sur la couverture sociale des travailleurs et l’intégration du secteur informel», a noté Amara pour marquer la continuité des mesures appliquées avec le chantier de la couverture sociale. Et en ce qui concerne les cahiers des charges qui ont été élaborés avec de nouvelles normes de sécurité des lieux de travail, ceux-ci semblent bénéficier de l’adhésion du tissu productif.

Pour rassurer les députés, le ministre de l’Équipement a, par ailleurs, affirmé que «la reprise des projets a été réalisée dans un temps record, avec une continuité totale des projets qui a été atteinte». Quant aux infrastructures routières, «un plan d’action au niveau régional sera préparé en vue de déterminer les opérations qui seront lancées dans le cadre de partenariats, en tenant compte des attentes des populations rurales», a annoncé le ministre de tutelle. 

Les mises en garde des députés contre les disparités spatiales

Les élus au sein de la 1re Chambre ont été quasi unanimes : tout relâchement dans le dispositif d’achèvement des projets est à proscrire. Il faut dire que l’enchevêtrement entre les missions de l’Etat et celles des régions en matière de financement des infrastructures routières destinées à atténuer l’impact de l’enclavement continue de semer le doute sur l’avenir des projets. En effet, les régions traversent actuellement une crise sans précédent en matière de recettes, ce qui leur impose d’établir des listes prioritaires à partir des plans de développement régionaux (PDR). À souligner, également, qu’à la fin du programme de lutte contre les disparités spatiales, ce sont 22.000 km de routes nouvelles qui seront ouvertes. Il faudra alors choisir à qui confier leur entretien, même si, légalement, cette tâche incombe aux collectivités territoriales. Les données communiquées aux députés, tirées des études d’impact, montrent également que les populations concernées ont bénéficié des projets réalisés.

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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