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UNICEF. «Himaya» s’investit pour un meilleur accès des enfants à la justice

UNICEF. «Himaya» s’investit pour un meilleur accès des enfants à la justice

Selon les chiffres de la Délégation générale de l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), en 2018, 1.224 mineurs sont incarcérés dans les prisons marocaines. Ces jeunes sont, pour la plupart, issus de milieux défavorisés et se retrouvent livrés à eux-mêmes face à une justice peu clémente et compréhensive.

Pour répondre au manque d’accompagnement des enfants en conflit avec la loi, depuis 4 ans, l’UNICEF a mis en place plusieurs actions pour assurer un accès efficient des enfants à la justice. Selon l’UNICEF, qui a fait un état des lieux des actions menées, plus de 10.000 enfants marocains ont bénéficié des interventions de Himaya. Principalement à travers la formation des professionnels et des familles responsables de leur prise en charge, et aussi à travers des activités culturelles et sportives. Le projet Himaya est conduit avec le soutien technique de l’UNICEF et l’appui financier de l’Union européenne.

Dans le cadre de la Charte de la réforme de la justice et du programme d’appui de l’Union européenne dans le secteur de la justice au Maroc, 5 circonscriptions judiciaires pilotes ont été assignées pour Tanger, Fès, Casablanca, Marrakech et Agadir. En vue d’appuyer le travail social pour mieux répondre aux besoins des enfants en contact avec la loi, depuis 2016 une feuille de route a été élaborée.

A cet effet, 700 acteurs de la justice ont été formés aux procédures jugées sensibles pour les enfants, ce qui a permis de renforcer les capacités des acteurs de terrain en matière de droits des enfants, de prendre en considération leur intérêt et de communication avec les enfants. En parallèle, des séminaires et des ateliers sur les droits de l’enfant destinés aux magistrats, officiers de police judiciaire, assistants sociaux des tribunaux, greffiers, directeurs de Centre de protection de l’enfance, éducateurs, délégués à la liberté surveillée, enquêtrices familiales ont été assurés.

Une visite d’étude du ministère de la Justice du Maroc en Bulgarie, sur les alternatives au placement des enfants en institution, a permis de développer un nouveau modèle d’espace adaptés aux enfants dans les tribunaux améliorant les conditions d’accueil et d’audition des enfants au tribunal. Des partenariats avec la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, la Fondation Amane, l’Association Bayti, ont permis de garantir un accompagnement efficace de plus de 2.400 enfants en conflit avec la loi ou en situation difficile qui ont bénéficié d’activités psychosociales et de suivi médical dans les régions cibles du projet pour appuyer leur réinsertion dans le cadre de projets de la vie.

Ces partenariats ont porté leurs fruits, plus de 6.000 enfants de la région Souss-Massa et de Casablanca-Settat ont été sensibilisés à la prévention des crimes et des délits, à leurs droits et aux alternatives à la détention.

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