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Une fierté

Le Maroc abrite ces jours-ci une compétition inédite. Elle regroupe 54 pays et plus de 6.000 athlètes et pourrait être qualifiée de «mini-Jeux olympiques». En effet, c’est la première fois que les Jeux d’Afrique (JA) prennent une telle ampleur avec une organisation de haut niveau et une logistique importante.

Le Maroc a accepté ce challenge qui lui a été confié seulement neuf mois avant le jour J. Une prouesse. Il faut visiter les sites d’hébergement et d’entraînement dédiés aux différents sports pour constater l’enthousiasme des athlètes et la satisfaction des délégations.


On se rappelle de ces jeux lors des précédentes éditions et des conditions d’organisation…et l’on se rend compte de cette métamorphose, fruit de la forte volonté du Maroc d’en faire une compétition de renom. Notre pays a mobilisé 40 millions de dollars pour relever ce défi, plaçant, du coup, la barre assez haut. Car, désormais, il sera difficile de revenir à des niveaux d’organisation inférieurs à ceux de l’édition Rabat 2019, mais en même temps, la liste des pays capables d’organiser ces jeux avec les mêmes standards est bien courte. Rappelons que, souvent, des pays se portaient candidats à l’organisation des JA, dans leur ancienne version – c’est-à-dire de bas standard – mais au final se désistaient. C’est pourquoi Rabat met l’association des comités olympiques d’Afrique dans de sales draps puisqu’il lui sera très difficile de trouver preneur en dehors d’un cercle fermé de pays tels que l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Tunisie…En somme, le Maroc a réussi son défi de l’organisation, ce qui nous laisse croire que les candidatures du royaume, ces trente dernières années, à l’organisation de la Coupe du monde n’ont pas été bien pensées et que son entêtement a été inutile. Essayons de relever le pari d’une Coupe du monde des U20 ou 17 en football, handball ou basket-ball… Essayons.

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