Culture

Tamino. Le “Habibi” du Indie Rock à Casablanca

Présence hypnotisante, voix envoûtante, la révélation belgo-égyptienne du Indie Rock sera en concert le 25 octobre au Théâtre Rialto à Casablanca. Un coup de génie du concept «Encore» et de ses concerts indépendants de l’agence d’ingénierie culturelle Lioumness.


Seul au milieu de la scène, tête baissée, presque timide, il commence à chanter et embarque tous les cœurs et les corps avec lui. D’une maturité déstabilisante du haut de ses 21 ans, le flamand d’origine égyptienne vient de signer un album qui le fait déjà entrer dans la cours des grands. Tamino Amir est un surdoué. Déjà comparé aux plus grands, il donne cette curieuse impression d’avoir été habité par les esprits de Jeff Buckley et Léonard Cohen.

Vieille âme aux 1001 vies
Avec son premier album «Amir», il devient le prince de la nouvelle scène Indie Rock avec 12 titres en anglais, aussi envoûtants et intenses les uns que les autres. Entre Orient et Occident, les mélodies et les textes vont chercher dans les racines et dans le passé. Quelque chose dont le musicien est fier pusiqu’il est le petit fils de l’ex-vedette du cinéma et de la chanson arabe : Moharam Fouad. «Amir veut dire prince en arabe et c’était le titre idéal car un prince est quelqu’un de majestueux mais il a aussi beaucoup à apprendre. Un prince n’a pas choisi sa condition, il en a hérité par son sang et d’une certaine façon je n’ai pas choisi non plus d’être un artiste. Je suis l’héritier de mes ancêtres qui se sont distingués dans cet art», confie l’artiste écorché vif dans un communiqué de presse. Son autre prénom est une référence à un autre prince, celui de le «Flûte enchantée». Sa mère, pianiste, l’a initié à l’instrument très jeune. À 10 ans, il jouait du Bach et du Schubert mais lorsqu’on lui offre une guitare à l’adolescence, il s’éloigne du classique pour s’essayer au Punk. Il se découvre des talents d’auteur et de compositeurs et commence à écrire ses premières chansons. D’Anvers, sa ville natale, il échoue à Amsterdam où il écume les scènes. Son inspiration de toujours : le poète libanais Khalil Gibran. «Je ne suis pas religieux mais je crois à la transcendance. Je crois au pouvoir qu’ont les humains de se transcender et de se montrer capable d’arrêter le temps, notamment à travers l’art. Je suis attiré par les œuvres qui parviennent à donner l’illusion que le temps est suspendu», confie-t-il en faisant référence à son modèle dans l’écriture.

Style authentique
Tamino est une présence, un charisme, une belle âme mais surtout une grande voix. Entouré de ses producteurs PJ Maertens et Jo Francken, il réussi à créer un univers distinct qui ne ressemble à aucun autre. Sur ses morceaux, il joue de la guitare, du piano et du Oud et programme minutieusement les sons électroniques. Il est accompagné d’un ensemble de onze musiciens arabes basé à Bruxelles, à moitié composé de réfugiés irakiens et syriens. «Lorsque j’écris, les différentes composantes de mon identité ne se manifestent pas consciemment. Je laisse les choses se faire naturellement. En revanche, lors de la production, j’ai voulu que ce brassage s’entende, notamment en mélangeant l’orchestre et l’électronique. Je voulais que l’on retrouve les vibrations des orchestres arabes des années 50-60 qui étaient très concentrés sur la mélodie», explique le multi-instrumentaliste à la démarche artistique profonde. Influencé par Oum Keltoum, Fairouz, Radiohead ou encore Tom Waits, la musique de Tamino est un beau regard sur l’avenir qui puise sa force dans le passé. «Ce conflit entre deux pôles opposés m’intéresse car je ressens cette même opposition en moi et les chansons permettent de trouver un équilibre», ajoute dans son communiqué l’auteur compositeur et interprète de 21 ans qui s’apprête à envoûter un public de Casablanca, déjà en délire. En effet, la vente des tickets est déjà ouverte et les fans se les arrachent. Rendez-vous le 25 octobre au Rialto.

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