Éco-Business

Stratégie: Green Village voit plus grand

L’enseigne nationale, Green Village, riche d’une expérience de plus de dix ans dans les produits bio au Maroc, a annoncé le lancement de son nouveau site web. Ce dernier répond aux nouvelles exigences d’une clientèle de plus en plus intéressée par la consommation des produits bio.

Le nouveau site web de Green village a été validé pendant le confinement, il est aujourd’hui 100% opérationnel. Les atouts de la plateforme allient convivialité, diversité des produits et facilité de recherche visant ainsi l’accessibilité au plus grand nombre de consommateurs sur tout le territoire.  «Nous étions en train de préparer la refonte de notre site web, qui existe depuis 10 ans, puis est arrivée la pandémie. Nous avons dû nous adapter à la demande de nos clients pour réussir à mettre en place tout ce qui est achat en ligne, livraison, suivi et contrôle», explique Slim Kabbaj, fondateur de Green Village.


Offre complète
Le confinement a, donc, permis d’effectuer un test grandeur nature de la mise en place du site. Ce dernier a été réinventé sur la base de la demande des clients. «Ainsi de nouvelles références produits ont été rajoutées, notamment les produits sans gluten et sans lactose, sans sel et sans sucre… Ces types de produits sont de plus en plus recherchés par les clients de façon spécifique. Une offre plus diversifiée plus complète pour une clientèle devenue très sensible à tout ce qui est diététique et nutrition», affirme dans ce sens Slim Kabbaj.

Cette plateforme capitalise aussi sur les diverses applications des réseaux sociaux, que ce soit Instagram, Facebook, Youtube ou encore WhatsApp Business. «Justement, le lien avec WhatsApp permet notamment d’accéder aux catalogues des produits frais bio de chacun des supermarchés, dans les régions concernées», précise le manager de Green Village. Plus de cinquante partenaires  enrichissent l’offre dans le magasin, des produis frais aux produits du terroir. Cette variété s’améliore également en parallèle avec l’accroissement du nombre de fournisseurs, tous en lien direct, et qui continuent à proposer des relations d’affaires en exclusivité  en Afrique et au Moyen-Orient.  D’ailleurs, les actualités sur les développements dans le secteur, notamment en provenance du Club des entrepreneurs bio, dans lequel le réseau joue un rôle très actif, sont aussi disponibles sur  le site. Pour ce qui est de la distribution des produits d’épicerie, celle-ci  se fait sur tout le pays,  le jour même ou dans un délai de 48 heures maximum. «Avant le confinement nous sous-traitions la livraison à travers des entreprises de renom. Une fois l’état d’urgence acté, nous nous sommes adaptés en utilisant nos propres moyens de livraison (véhicules, motocyclistes) à Rabat, Casablanca. À Marrakech, nous collaborons avec une entreprise de livraison. Ces actions ont donc permis de réduire les délais de livraison et répondre à la demande de notre clientèle dans les meilleurs délais». , affirme l’entrepreneur. Cette nouvelle étape franchie, les promoteurs du projet (Zineb Laghzaoui et Slim Kabbaj), ont développé un réseau   aux standards internationaux, tout en gagnant en liberté, en proximité et en coût.

Des prix réduits
La stratégie poursuivie a permis de baisser les prix d’une moyenne de 20% par rapport au démarrage et a amélioré grandement la démocratisation des produits bio. «C’est la loi du marché qui nous a permis d’atteindre cette moyenne. Plus nous vendons des produits, plus nous arrivons à négocier avec les fournisseurs et donc baisser les prix. Comparés aux premières années de notre activité, nous réalisons beaucoup plus de volumes aujourd’hui», ajoute-t-il. Résultat, la capacité de négociation de Green village est ainsi beaucoup plus importante. Un autre point définit la baisse des prix des produits de Green Village, c’est qu’à ses débuts l’entreprise était franchisée.  Aujourd’hui elle est 100% marocaine, ce qui explique que les redevances payées auparavant ne sont plus comptabilisées et les marges ne sont plus octroyées aux distributeurs, Green Village traite ainsi directement avec les producteurs. «Ces économies d’échelles ne sont pas négligeables, elles nous permettent de choisir les bons produits, de mieux négocier les prix et de faire parvenir les produits aux consommateurs le plus rapidement possible», détaille Kabbaj. Il est notable également que les équipes du réseau, en plus de leur spécialisation croissante dans les métiers de la distribution et de la logistique, renforcent leurs capacités à créer et proposer régulièrement de nouvelles gammes de produits. Par ailleurs, le travail de développement se fait soit en propre, comme la gamme Alvena Terroir, soit en choisissant des gammes et des entrepreneurs compétitifs sur les marchés, international et national, qui sont alors soutenus et valorisés dans le réseau Green Village. L ’internationalisation du réseau a commencé aussi à être déclinée, avec un premier grand marché bio Green Village en Espagne et une plateforme internet en cours de développement.

Le bio de plus en plus démocratisé
En tout cas, aujourd’hui le secteur du bio assure de mieux en mieux sa croissance. «Au sein de Green Village, nous observons une croissance annuelle moyenne qui se situe entre 10 et 20%», affirme Slim Kabbaj. La pandémie a justement accéléré la prise de conscience des consommateurs, elle les a plus mobilisés sur les sujets de santé et de nutrition saine. «Une sorte de cohérence s’est installée dans la logique des consommateurs, qui consomment de plus en plus de produits bio», ajoute-t-il. Cette tendance est également présente à l’étranger, en France, avec la pandémie, la consommation du bio a affiché une croissance d’entre 30 et 50%. Pour le Maroc, aucune statistique sur le secteur n’est disponible, mais le management de Green Village a observé une hausse de plus de 20% ces derniers mois. Est-ce une vraie tendance qui s’installe dans le pays ? Il est encore tôt pour tirer des conclusions sur l’installation d’une croissance continue.  «Je pense qu’il y a eu, par contre, un attrait définitif pour le bio. Aujourd’hui, la classe moyenne est indéniablement présente sur ce segment. Toutefois, nous avons observé que même les ménages à faible revenu commencent à s’intéresser à nos produits, car ils font attention à leur nutrition dans certains créneaux, comme la farine, les légumes…», affirme Kabbaj. Aujourd’hui ce n’est plus le prix du produit bio qui fait la différence, c’est la prise de conscience des consommateurs.

La réglementation à améliorer

Plusieurs efforts ont été entrepris par le gouvernement pour assurer le développement de l’activité du bio au Maroc. La loi 39.12 et ses décrets d’application ont certainement joué un rôle pour le secteur. Toutefois, il reste encore du chemin à parcourir, il y a encore un vide à combler en termes de réglementation. En effet, il faudrait une séparation dans le traitement entre les produits bio et ceux conventionnels, notamment au niveau de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). «L’Office réglemente le bio de la même manière que le produit conventionnel. Le produit bio doit en effet, être testé différemment à travers un cahier des charges spécifique très différent du produit conventionnel», affirme Slim Kabbaj. Pour ce dernier, le confinement et la crise sanitaire ont poussé le consommateur vers une prise de conscience des urgences de santé, d’alimentation et de mise en place d’une vraie réglementation pour le secteur du bio.

SANAE RAQUI / Les inspirations ECO

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