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Sport au Maroc. Un secteur toujours marginalisé

L’étude de l’Observatoire de la consommatin de Wafasalaf révèle que le sport a un poids trop modeste dans le développement économique du Maroc.


L’Observatoire de la consommation de Wafasalaf s’intéresse au domaine du sport. Il a en effet révélé les résultats d’une étude dont le thème est «La consommation des ménages, regards croisés sur le sport». Menée à travers l’administration d’un questionnaire adressé auprès d’un échantillon de 833 personnes âgées de 18 à 65 ans, urbains et semi-ruraux, toutes CSP confondues, ceci dans les villes de Casablanca, Rabat-Salé, Marrakech, Agadir, Tanger, Fès et Oujda, ladite étude fait savoir que le sport au Maroc a un poids économique encore modeste. En 2014, le secteur représentait 0,66% du PIB national et employait plus de 240.000 personnes. Le budget du ministère de la Jeunesse et des sports se situe autour de 2,5 milliards de DH, selon les chiffres de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM). Le secteur est également caractérisé par un volontarisme politique car plus de 600 millions de dirhams ont été affectés à la construction de 800 terrains de proximité pour la période 2018-2020 (données datant de février 2018), ceci en plus de la création d’un baccalauréat sport (en septembre 2018).

Le sport, une activité jugée bénéfique
L’amélioration de la condition physique est ainsi la principale raison qui pousse les Marocains à pratiquer un sport (66%). Les autres raisons citées par les répondants sont l’amélioration de l’apparence physique (40%) et de la santé (37%), le plaisir (37%) et la détente (21%). Pour 90% des Marocains, la pratique sportive contribue à l’éducation des enfants. En effet, la grande majorité des répondants (81%) encourage ses enfants à pratiquer une activité physique en dehors du cadre scolaire. De ce fait, le football est le sport préféré (72%) des Marocains, devançant largement le jogging, la natation et le tennis.
À savoir aussi que le sport occupe le deuxième rang des principales activités pratiquées pendant le temps libre après la télévision. 53% des répondants exercent une activité sportive ou physique, les sports les plus pratiqués étant le jogging (59%) et le football (42%). Seules 35% des personnes interrogées se considèrent comme étant plutôt sportives, dont 8% très sportives. Par ailleurs, les 18-24 ans constituent la catégorie la plus sportive de la population : ce sont ceux qui y consacrent le plus de temps. Ce sont les plus grands adeptes de la pratique en salle, également avec un coach dans le cadre d’un cours en groupe. Par conséquent, 65% des participants à l’étude soulignent le coût élevé de la pratique sportive. 23% regrettent l’absence d’infrastructures à proximité. D’ailleurs, 66% des répondants ne disposent pas d’infrastructures dans leur quartier. Le frein financier représente donc un obstacle de taille puisque plus de 6 répondants sur 10 ne consacrent aucun budget à la pratique du sport. Pour les autres, le budget mensuel moyen consacré est estimé à 125 DH.

Un secteur qui mérite d’être promu
Les Marocains pensent dans leur quasi-totalité qu’il est important de faire la promotion du sport. Néanmoins, seuls 3 répondants sur 10 pensent que le sport fait l’objet d’une promotion suffisante à ce jour. Pour la majorité, le sport est un secteur perçu comme délaissé et connaissant d’importantes lacunes comme l’absence d’espaces publics aménagés pour le développement de l’activité sportive dans les quartiers. 

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Un commentaire

  1. Le sport reste marginalise car le sport ne figure pas dans les programmes éducatifs de l’enseignement.
    Le sport devrait être enseigne à l’école primaire et en faire une matière importante au même titre que l’enseignement de la langue ;des mathématiques ou autres…le sport universitaire est une suite logique au sport scolaire et devra figurer dans le cursus universitaire de tout étudiant(e).
    La formation des enseignants dans le domaine du sport est insuffisante et l’élève ou l’étudiant ne trouve pas de formateur qui le sensibilisera aux bienfaits du sport et aux multiples dangers d’une pratique sportive non encadrée.
    La société marocaine a besoin de repères et le sport est un formidable levier de développement et d’épanouissement individuel et social..Je suis médecin du sport et cette spécialité manque cruellement au panel des autres spécialités car elle englobe toutes les autres spécialités et permet de contribuer à la guérison des malades chroniques et reste un excellent facteur de performance pour les sportifs de tous les niveaux, pas seulement pour le haut niveau..son intégration dans la structure sportive (club-fédération- CNOM) est une urgence pour la détection- le suivi – et l’encadrement médical des sportif(ve)s. La loi 30-09 ne détaille pas son champs d’action et son obligation dans le staff de toutes les fédérations donc adoptons des textes législatifs bien détaillés pour pouvoir l’imposer dans toutes les fédérations sportives…Les résultats positifs ne viendront que lorsqu’on aura compris que chaque objectif a un cahier de charges à respecter..j’espère que cette lettre sera d’utilité nationale et sera appliquée par les décideurs.

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