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Saisonnières marocaines. Les autorités espagnoles veillent au grain

Saisonnières marocaines. Les autorités espagnoles veillent au grain

Les autorités andalouses multiplient les rencontres dans le cadre du lancement de la campagne agricole des fruits rouges à Huelva.

La vigilance est le mot d’ordre de cette campagne agricole à Huelva où 19.000 saisonnières marocaines sont attendues durant cette saison. À cette occasion, les autorités espagnoles ont multiplié les rencontres afin de détailler les mesures mises en place permettant le déroulement de la campagne agricole dans de bonnes conditions. À cet effet, et dans le cadre du protocole de protection de la traite des êtres humains, une réunion a eu lieu la semaine dernière à Huelva entre l’administration judiciaire, policière, des ONG ainsi que des représentants syndicaux. «Il s’agit d’une population exposée à la vulnérabilité, d’où l’importance de redoubler la vigilance» ont souligné les autorités compétentes.

Au cours de cette rencontre, le procureur délégué à Huelva, Miguel Angel Arias a souligné que les contrôles seront accentués dans les exploitations agricoles. Le représentant du ministère public a déclaré que la police, la Guardia Civil et l’Inspection du travail ont élaboré une stratégie, «axée sur le renforcement des interventions auprès des saisonnières, à travers des visites aux exploitations». Le représentant du ministère public espagnol a encouragé les ouvrières agricoles à porter plainte en cas d’abus car son département ne peut intervenir au niveau de la prévention et son action ne peut être déclenché que suite au recours à la justice. Le reponsable a nié toutefois que les cas dénoncés peuvent être catalogué comme cas de «traite humaine» vu qu’il s’agit de travailleuses disposant d’un contrat de travail et recrutées via des administrations officielles.

Au sujet de ces affaires, le procureur a souligné que six cas sont toujours en instruction. Les dossiers affectent 12 supposées victimes et 15 présumés agresseurs. Sur le terrain, les saisonnières répétitrices sont déjà sur les lieux de travail. Le deuxième contingent devrait arriver début mars, suivi du dernier, environ 7.000 ouvrières. Il s’agit des nouvelles saisonnières recrutées pour la première fois. Sur un autre registre, les ONG féministes et défenseurs des droits de l’homme sont revenues à la charge pour afficher leur solidarité avec les saisonnières marocaines et exiger des conditions de travail respectueuses de la législation en vigueur. A ce propos, l’association «Mujeres 24h» a souligné que les patrons des exploitations doivent garantir des journées de travail continues aux ouvrières agricoles marocaines, afin que celles-ci puissent décrocher un minimum de revenus. De même, les membres de cette ONG ont appelé à honorer les engagements tenus par le gouvernement andalou ainsi que les autorités espagnoles. Il s’agit principalement des requêtes relatives au recours aux médiateurs arabophones capables de communiquer avec les saisonnières et transmettre leurs doléances. 

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Dans un communiqué rendu public récemment, l’association des jeunes agricoles (ASAJA) a regretté le manque d’intérêt des Epagnols pour le travail dans les exploitations de fraise. De fait, seuls 970 candidats se sont montrés disposés à s’affairer dans les champs de fraise alors que 23.000 postes étaient à pourvoir, selon le service andalou de l’Emploi. Un paradoxe dans une région enregistrant l’un des taux de chômage des plus élevés en Espagne, à savoir 22.79%.

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