Maroc

Politique, économie et social. Une rentrée décisive (1/4)

Cette rentrée sera placée sous le signe de la «responsabilité» et de «l’essor». Ces deux mots d’ordre, prononcés par le roi Mohammed VI, mettent l’ensemble des acteurs politiques et économiques face à leur devoir d’agir pour le bien-être du Maroc et des Marocains.


C’était une saison pénible pour les Marocains à oublier, à méditer. Entre la catastrophe des inondations à Immi Nityart près de Taroudant et l’insoutenable drame de la petite Hiba morte brûlée en direct, les Marocains n’ont pas eu de répit cet été. Le gouvernement a été une nouvelle fois pointé du doigt «pour sa faible mobilisation» et celle de ces différents départements. Ces critiques adressées à l’Exécutif renseigne du niveau d’attente des citoyens vis-à-vis de leur gouvernants. Les derniers discours du roi Mohammed VI mettent une pression supplémentaire sur le gouvernement pour agir rapidement et efficacement.

«[…] Nous savons que les infrastructures et les réformes institutionnelles si importantes soient-elles, ne sont pas suffisantes. Le devoir de clarté et d’objectivité impose de nuancer ce bilan positif dans la mesure où les progrès et les réalisations, d’ores et déjà accomplis n’ont malheureusement pas encore eu des répercussions suffisantes sur l’ensemble de la société marocaine. Certains citoyens perçoivent sans doute mal les retombées de ces réalisations sur leurs conditions de vie, notamment en termes de satisfaction de leurs besoins quotidiens et singulièrement en ce qui concerne la fourniture de services sociaux de base, la réduction des inégalités sociales, le renforcement de la classe moyenne. Dieu sait à quel point Je suis peiné de voir que des citoyens marocains, ne représenteraient-ils que 1% de la population, continuent à vivre dans la précarité et le dénuement matériel», affirmait le souverain dans le discours du trône du 29 juillet 2019.

Cette auto-critique peu habituelle dans le discours de nos politiques qui se drapent dans leur satisfecit met l’actuel gouvernement face à ses responsabilités. L’Exécutif qui en plus de revoir la composition de son équipe devrait s’atteler à une multitude de chantiers et de projets. Le chef du gouvernement avait énuméré 29 priorités pour son gouvernement pour cette année. En plus de travailler sur le court terme, l’Exécutif est appelé à avoir une vision prospective.

À ce sujet, le roi Mohammed VI avait invité le gouvernement «à commencer par la préparation d’une nouvelle génération de grands plans sectoriels, cohérents et harmonieux, susceptibles de servir de pilier au modèle de développement dans sa nouvelle version». L’Exécutif n’est pas le seul à être interpellé lors de cette rentrée. Le secteur privé est appelé à se mobiliser pour contribuer à relancer la machine économique déjà grippée par une mauvaise saison agricole. Dans la nouvelle étape du développement du Maroc intitulée «Responsabilité» et «Essor» avait listé quatre enjeux majeurs.

Parmi eux, «le défi de l’accélération économique et de l’efficacité institutionnelle. L’enjeu est ainsi de rebâtir une économie forte et compétitive en encourageant l’initiative privée, en lançant de nouveaux programmes d’investissement productif et en créant de nouvelles opportunités d’emploi», insiste le souverain. En somme, l’ensemble des acteurs de la nation marocaine sont appelés à se mobiliser pour un sursaut économique et social. 

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