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Photovoltaïque : Amara mise sur la technologie chinoise

Dans son pari de démocratiser l’usage du photovoltaïque au Maroc, le ministre de l’Énergie et des mines, Abdelkader Amara, mise tout sur la technologie chinoise, actuellement la plus compétitive au monde, pour produire 3.000 MW à l’horizon 2030.

Le ministre de l’Énergie et des mines met le turbo sur le photovoltaïque ! Après la haute tension (HT), la très haute tension (THT) et la récente publication d’un arrêté sur la moyenne tension (MT), notamment pour permettre aux investisseurs marocains de s’engouffrer dans le créneau «très porteur» du photovoltaïque où 25% sont réservés à l’intégration locale, son département vient de procéder à l’amendement de la loi 13.09 pour l’étendre à la basse tension (BT). Objectif : faciliter l’accès au photovoltaïque à 3,5 millions de consommateurs résidentiels, ciblés à l’horizon 2030, où cette source d’énergie devra générer 3.000 MW sur un total de 13.000 MW prévu pour les énergies renouvelables par la stratégie énergétique nationale. «En attendant la publication du décret d’application de cet amendement sur la BT, nous avons prévu un schéma suivant lequel chaque bâtiment, villa ou magasin qui produit sa propre électricité pourra injecter son excédent dans le réseau national à travers les distributeurs selon un système de compensation», explique le ministre qui ajoute «qu’il faudra, bien entendu, veiller à ne pas perturber l’équilibre des gestionnaires délégués en mettant en place des partenariats qui leur permettront de tenir leurs engagements contractuels». Pour le moment, on n’en est pas encore là !


Le photovoltaïque en est à ces premiers balbutiements au Maroc. Et dans son pari de le démocratiser au plus vite, la priorité et le grand challenge d’Abdelkader Amara sont de trouver rapidement un partenaire intéressé à investir dans notre pays. «Nous avons créé le Salon Photovoltaïca, qui tient sa seconde édition du 7 au 9 septembre à Casablanca pour faire du Maroc une plateforme d’échange dans ce domaine. Notre objectif est de sensibiliser les détenteurs de cette technologie, surtout les Chinois, qui présentent actuellement le meilleur profil, pour venir nous accompagner à lever ce paradoxe que nous vivons dans le photovoltaïque», renchérit le ministre qui n’a rien révélé sur les montages financiers et autres concessions que son département est prêt à faire à l’investisseur si convoité. Même si le Maroc compte 3.000 heures d’ensoleillement par an, que le coût du photovoltaïque au Kwh au niveau international est très intéressant et que c’est un pays très peu utilisateur de cette énergie, cela ne semble pas suffire comme argument pour convaincre les investisseurs.

En effet, le photovoltaïque est un créneau très capitalistique. La fabrication du module photovoltaïque relève de la haute technologique et requiert des investissements d’un coût élevé. Pour couvrir les 3.000 MW prévus à l’horizon 2030 par le ministère de l’Énergie et des mines, «l’investisseur chinois» qui acceptera de relever le défi devra par exemple injecter 270 MMDH pour implanter sa technologie. Alors, qui parmi les 10 plus grandes entreprises chinoises spécialisées dans le photovoltaïque (Suntech Power, Yingli Green Energy, Solarfun Power, Jiawei Solarchina, Canadian Solar, Aide Solar, Shangai Solar, Changzhou Trina Solar, Ningbo Solar ou ET Solar) sera intéressée par le Maroc ? C’est toute la question !  

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