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Perpétuel dilemme

Perpétuel dilemme

Au moment où le Maroc est allé chercher un énième emprunt à l’international, la fuite des cerveaux repart de plus belle. Mais quel rapport y a-t-il entre les deux ? Le pays continue à s’endetter et à hypothéquer son avenir auprès des institutions financières internationales, car à court de cash et de solutions à moyen terme. La satisfaction d’un emprunt, souscrit cinq fois plus que le nécessaire demandé, est superficielle puisque les marchés sont en surliquidité et les investisseurs en quête de placements rentables.

Le danger de ce genre d’emprunt, c’est qu’il ne sert qu’à régler le service de la dette et à financer en partie les charges de fonctionnement. On aimerait bien avoir un forcast de ces 11 MMDH, leur destination, le nombre d’emplois à créer, la valeur ajoutée à l’économie, etc.

De la même façon qu’on aimerait avoir une explication convaincante de la cession des CHU pour 4 MMDH à la CMR, en formule lease-back, si ce n’est pour arrondir le budget. Et qu’est-ce qu’on aura à vendre l’année prochaine et puis celle d’après… C’est justement cette façon de gérer la chose publique qui ne permet pas de visibilité et de confiance et pousse la classe supérieure à opter pour l’immigration choisie. Ils sont de plus en plus nombreux, ingénieurs, médecins, architectes, banquiers, chefs d’entreprise à franchir le pas. Ils ont tout. Un bon salaire, une bonne situation et pourtant ils quittent le Maroc (*). Alors que le pays manque cruellement de médecins, d’ingénieurs, entre autres, l’État ne fait rien pour les dissuader de partir sous d’autres cieux où ils ne se feront pas de souci pour l’éducation et la santé de leur progéniture. Pis encore, il n’y a même pas de débat sur ce sujet. Curieux !

(*) En référence à l’excellent dossier publié par nos confrères TelQuel

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