CarrièreMaroc

Mezouar rencontre les étudiants d’Al Akhawayn

Lors d’une rencontre organisée récemment par l’université Al Akhawayn, Salaheddine Mezouar, ex-ministre des Finances et des AE et candidat pour le poste de président de la CGEM, a animé une conférence sur les relations Maroc-Afrique, mettant l’accent sur le rôle que pourra jouer l’université à l’échelle africaine, ainsi que sur les opportunités de développement qui existent au continent.


Sur invitation de l’université Al Akhawayn d’lfrane, Salaheddine Mezouar,  candidat au poste de président de la confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a animé une rencontre devant les étudiants de l’université sur le thème «Maroc-Afrique: un partenariat stratégique au service du développement et de la stabilité». Lors de cette rencontre, l’ex-ministre des Affaires étrangères a présenté aux étudiants sa vision des relations Maroc-Afrique, ainsi que les opportunités d’investissement qui existent au niveau du continent. Dans le domaine éducatif, Mezouar a précisé que l’université marocaine aura beaucoup à faire dans le développement de ses relations avec les pays d’Afrique :  «malgré les efforts déployés dans ce domaine, l’université Al Akhawayn pourra mieux faire pour partager ses expériences avec les autres universités d’Afrique et ce, par la création d’Arasmus (African Action Scheme for the Mobility of University Students) ou encore un master spécialisé dans les relations avec le continent». Mezouar a expliqué par ailleurs aux étudiants que le Maroc est dans un continent qui va devenir un enjeu de demain, démographique, économique, sécuritaire et stabilisateur. «En 2031, l’Afrique va devenir le plus grand vivier d’emploi avec beaucoup de jeunes qui vont arriver sur le marché», et d’ajouter: «on doit relever les défis éducationnels parce que les jeunes formés aujourd’hui sont ceux qui vont piloter le Maroc de demain».

En plus, le continent dispose d’énormes opportunités d’investissement, avec des ressources naturelles non encore exploitées. Le continent est un marché extrêmement porteur puisqu’il est toujours dépendant des importations. «L’Afrique importe beaucoup, importe sa consommation, ses matériaux de construction et ses voitures. En plus, elle ne transforme pas ses matières premières. Donc, on est obligé d’aller vers une logique de création des valeurs pour servir notre continent», explique-t-il.  Dans ce cadre, il a donné l’exemple de la stratégie d’investissement du Maroc dans le domaine du logement social en Afrique, par laquelle le pays a été très sollicité par ses voisins. Pour lui, «Aujourd’hui l’expérience et l’expertise du Maroc en matière de logement social constituent un modèle à suivre en vue d’octroyer aux habitants un logement décent respectant les normes en vigueur». S’agissant du déficit en infrastructures qui existe sur le continent, l’ancien ministre a expliqué que ses besoins d’investissement sont estimés à 140 milliards de dollars par an, alors que le continent n’en mobilise que près de 100 milliards de dollars, ce qui laisse un déficit de 40 milliards de dollars: «Donc, nous avons une grande marge pour intervenir dans le continent», précise-t-il.

Al Akhawayn et l’Afrique
Étant un campus international, Al Akhawayn compte entre autres des étudiants originaires d’Algérie, Cameroun, Tchad, Egypte, Guinée, Libye, Mali, Niger, Nigéria, et Tunisie. Ses étudiants peuvent par ailleurs choisir une spécialisation secondaire en études pour leur bachelor ou un master en études de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Au-delà des étudiants présents à Ifrane, des accords et collaborations inter-institutionnels permettent de renforcer les liens entre l’université et ses confrères africains, dont l’American University of Cairo (Egypte), l’institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (Burkina Faso), University of Ghana et Ashesi University College (Ghana), University of Botswana (Botswana), University of Johannesburg (Afrique du Sud) et American University of Nigeria (Nigéria). L’université est aussi membre du réseau africain pour l’internationalisation de l’éducation, organisme indépendant, non-lucratif, non-gouvernemental consacré au développement de la recherche de qualité, du renforcement des capacités et du plaidoyer pour l’internationalisation de l’enseignement supérieur avec un accent particulier sur l’Afrique.

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