Culture

Mawazine 2019. Un festival géant !

Le rideau est tombé, samedi, sur la 18e édition du festival Mawazine et Rythmes du Monde. La star Maluma a bouclé, avec un concert époustouflant, une semaine riche en musique et talents. Et le scoop, c’est que Mawazine est désormais le plus grand festival au monde !


Il vient de détrôner le Donauinselfest à Vienne (Autriche). Le festival Mawazine Mawazine et Rythmes du Monde a été déclaré plus grand festival au monde en termes d’affluence. Une annonce faite par le festival lors de clôture d’une 18e édition qui a ravi les foules. Si le seul bémol de cette année reste une scène OLM où le rock est totalement absent et qui s’est concentré sur une programmation Rap/Rnb/Reggaeton/ Elecro, on ne peut pas reprocher au festival d’avoir conquis les festivaliers.

OLM , dancingfloor géant
En misant sur une programmation jeune et très Rnb/Rap, la scène de l’OLM a fait le plein. Si le public suit et que les show sont de qualité, il n’en demeure pas moins que la programmation éclectique, qui faisait de cette scène une scène internationale et transgénérationelle, manque aux habitués du festival. Le début des festivités a été lancé par le Colombien J Balvin, star sud-américaine du reggaeton et l’icône espagnole de la jeunesse Rosalía. Une soirée qui promet les mêmes couleurs que la clôture proposée par la star colombienne du reggaeton également: Maluma. Entre deux, le festival propose des concerts de Lartiste et David Guetta pour une soirée qui a transformé l’OLM en dance floor avant de laisser place à Big Flo & Oli, Dadju et Orelsan pour les soirées qui suivaient. Des concerts passionnés d’artistes talentueux mais toujours dans la même veine. Le concert de Black Eyed Peas a même surpris le trio formé par Will I am, Taboo et Apl de Ap qui se sont retrouvés face à une foule en délire, reprenant tous leurs titres par coeur. Un moment d’une beauté rare qui prouve qu’un groupe de 20 ans de carrière touche encore les coeurs de différentes générations. Quant au concert de mercredi dernier, il restera dans les annales du festival. Véritable tourbillon musical, Travis Scott a été l’une des grandes attractions de cette sixième journée. Enchaînant les succès depuis sa rencontre en 2013 avec Kanye West, le rappeur américain a livré à l’OLM Souissi une prestation phénoménale pour son premier concert au Maroc. Une performance menée de main de maître par ce performer hors normes qui a collaboré avec les plus grands : Drake, N’as ou encore DJ Khaled ! Quant à sa première partie assurée par Aya Nakamura, véritable phénomène musicale auprès des jeunes, elle a manqué de générosité autant sur scène que pendant la journée où elle n’a voulu prendre aucune photo avec les nombreux fans qui l’attendaient pendant des heures. Avec un Marshmallo qui a attiré les foules, la clôture demeurera dans les annales avec un Maluma habitué des stades remplies et des fans en délire dans le monde entier. La star planétaire colombienne a été émue par un public en délire qui connaissait par coeur chacune de ses chansons.

Concerts d’une belle générosité Cette édition a été marquée par du divertissement et de la danse certes, mais par des moments de musique très forts. Au Théâtre Mohamed V, le groupe libanais Mashrou’ Leila livrait ce dimanche un de leur plus beau concert devant un public r’bati incroyable. Ceux qui sont bannis de plusieurs pays arabes en vue des messages de liberté que leurs chansons véhiculent, considérées comme provocatrices, ont vu à quel point le message pouvait passer malgré la censure. Un beau message du Festival Mawazine et Rythmes du Monde qu’avait déjà initié Visa For Music de Brahim El Mazned. Autre moment fort : le concert du rappeur Youssoupha au Bouregreg qui n’a cessé de rappeler la force de l’Afrique et la qualité du public de Rabat, «meilleur public au monde». Face à des fans qui connaissaient son répertoire par coeur, Youssoupha s’est permis un voyage à travers ses tubes d’Apprentissage à Entourage en passant par les tubes les plus récents. Un concert d’une grande humanité. Quant à Julien Clerc, il s’est retrouvé, mardi, face à un public conquis. Parcourant ses tubes de 1968 à nos jours, il a repris Gilbert Bécaud et Charles Aznavour, ses mentors de toujours. Enfin, entre soul funk disco, gharnati et classiques arabe qui ont défilé au théâtre, la scène de Salé a fait le bonheur des artistes nationaux, la scène Chellah a brillé par ses perles mondiales et a ému avec ses concerts de qualité, pour les curieux ou les fins connaisseurs. Le plus grand festival du monde a rempli sa part du contrat. Ou presque. Rendez- vous l’année prochaine

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