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L’ONU appelle à changer le modèle économique mondial

Profitant du Dialogue de Petersberg sur le climat, Antonio Guterres a proposé six actions visant à façonner la reprise post-Covid-19 et le nouveau modèle économique mondial.

Après l’étude prospective du Fonds monétaire international (FMI) qui prévoit cette année une baisse de 3% de la croissance de l’économie mondiale (-7,5% pour l’Europe) suite aux effets dévastateurs de la pandémie Covid-19, qui montre également sa grande fragilité, l’ONU pense qu’il est temps que l’économie mondiale bascule enfin vers un modèle économique plus résilient.


Son secrétaire général, Antonio Guterres, a ainsi profité du Dialogue de Petersberg sur le climat, une réunion virtuelle co-organisée par l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui a rassemblé des ministres de 30 pays pour proposer six actions visant à façonner la reprise post-Covid-19 et le nouveau modèle économique mondial vers lequel tout le monde devrait s’orienter.

Orienter les investissements vers la décarbonisation de l’économie
D’abord, le Secrétaire général recommande comme première action d’orienter les investissements à venir vers la création de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises dans le cadre d’une transition propre et verte.

«Les investissements doivent accélérer la décarbonisation de tous les aspects de l’économie», a-t-il signifié, en pointant du doigt les milliers de milliards de dollars qui sont dépensés pour se relever du Covid-19. Deuxième action préconisée par le patron de l’ONU, orienter l’argent des contribuables actuellement utilisé pour sauver des entreprises vers la création d’emplois verts et une croissance durable et inclusive. Selon lui, cet argent ne doit pas renflouer des industries obsolètes, polluantes et à forte intensité en carbone. La troisième action à adopter consister à orienter les budgets économiques vers l’économie verte.

Selon Guterres, «la puissance de feu budgétaire doit faire passer les économies du gris au vert en rendant les sociétés et les personnes plus résilientes grâce à une transition qui est juste pour tous et ne laisse personne de côté».

Appliquer partout le principe du pollueur/payeur
Quatrième action préconisée, pousser les fonds publics à investir dans l’avenir en s’orientant vers des secteurs et des projets durables qui contribuent à l’environnement et au climat. Parallèlement, il faudra arrêter les subventions aux combustibles fossiles parce que soutient Guterres, «le carbone doit avoir un prix et les pollueurs doivent payer pour leur pollution». Avant-dernière action à mener selon l’ONU, il faut que le système financier mondial tienne compte des risques et des opportunités liés au climat lorsqu’il façonne les politiques et les infrastructures.

«Les investisseurs ne peuvent pas continuer à ignorer le prix que la planète paie pour une croissance non durable», martèle Guterres. Enfin, dernière mesure à mettre en œuvre et non des moindres pour aller vers un ordre économique mondial plus résilient, il faut travailler ensemble en tant que communauté internationale. «Comme le Coronavirus, les gaz à effet de serre ne respectent aucune frontière. L’isolement est un piège. Aucun pays ne peut réussir seul», remarque le Secrétaire général de l’ONU. 

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