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Les taxis électriques de Nissan «carburent»

Les taxis électriques de Nissan «carburent»

Avec plus de 2.000 véhicules 100% électriques servant de taxis à travers le monde, les Nissan Leaf et e-NV200 contribuent de façon effective à la mobilité durable. Une success-story dont le constructeur nippon se flatte, et il a raison.

Si les véhicules électriques ont de l’avenir, peu de constructeurs automobiles y ont cru très tôt. Parmi eux, Nissan a franchi le pas il y a bientôt une décennie, avec l’électrification de son van Evalia, rebaptisé eNV200, puis la Leaf, première compacte 100% électrique. Aujourd’hui, le e-NV200 est l’utilitaire 100% électrique le plus vendu d’Europe, et la Leaf, voiture électrique la plus diffusée dans le monde. Mieux encore, ces deux modèles font le bonheur des clients particuliers et professionnels, puisqu’ils ont été très tôt adoptés par les taxieurs. Si bien que «plus de 2.000 taxis Nissan 100% électriques sont en circulation, dont 1.200 en Europe». C’est ce qu’a annoncé le constructeur japonais dans un communiqué, parlant même d’une «révolution» dans l’univers des taxis.

Au Japon, les taxieurs «Early Adopters»
Dans son document de presse, la marque aime à rappeler qu’«en 2013, la compagnie de taxis japonaise Kikuyo a été la première à convertir l’ensemble de sa flotte de véhicules en Nissan Leaf 100% électriques». Les Leaf taxis ne se limitent pas à rouler dans le périmètre urbain de Yokohama ou Tokyo, mais s’autorisent même à voyager entre les différentes villes et localités de la préfecture de Kanagawa. Il faut dire aussi que dans l’Empire du soleil levant, les bornes de recharge ne manquent pas et la quasi-totalité peut assurer une recharge rapide des Nissan Leaf, soit 80% en moins de 30 minutes. Après les premières expériences concluantes au Japon, de nombreuses compagnies de taxis européennes ont suivi le pas, attirées autant par les incitations fiscales que par les économies d’utilisation et les coûts de maintenance réduits qu’offre cette propulsion écologique. Ces taxieurs, opérant principalement en Espagne, aux Pays-Bas, en Hongrie, au Royaume-Uni, en Suisse ou même en Pologne, ne jurent, eux aussi, que par les taxis 100% électriques de Nissan. Du côté des pays arabes, si au Maroc, ces véhicules ne figurent pas (encore) sur la shopping-list des taxieurs, c’est probablement une question liée à leurs prix non compétitifs et cela, faute d’une subvention étatique. Il en va autrement en Jordanie où 100 taxis Nissan Leaf et e-NV200 sont exploités dans la ville d’Amman.

New York, New York…
En fait, les débouchés commerciaux de ces taxis écolos s’étendent aussi à l’Amérique et, là encore, les exemples ne manquent pas. Outre le Canada où l’entreprise Taxelco a lancé en premier un service de taxis électriques avec un parc initial de 24 Leaf, c’est au Mexique que cette même compacte écologique s’est invitée dans le secteur des taxis. Là bas, depuis 2016, une flotte de 70 taxis Nissan à zéro émission de CO2 est en expérimentation dans plusieurs villes, dont Aguascalientes et surtout, la très polluée capitale Mexico City. Curieusement, le même communiqué omet de mentionner une information de taille: le marché remporté par l’eNV-200 auprès de la mairie de New York pour remplacer (progressivement) les 13.000 «Yellow Cabs», les taxis jaunes new-yorkais. Aujourd’hui, les taxis Leaf et e-NV200 roulent à travers 113 villes, dans 26 pays, répartis sur quatre continents. Enfin, l’histoire ne nous dit pas combien d’émissions de CO2 ont été économisées ou plutôt épargnées à la planète grâce aux taxis «verts» de Nissan. Probablement une dose incommensurable, assurément quantifiable en millions de tonnes.

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