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Les robes noires battent le pavé à Casablanca

Plusieurs centaines d’avocats se sont rassemblées vendredi devant le Tribunal de première instance de Casablanca. En cause : une affaire d’évacuation d’un cabinet et l’ouverture d’une enquête par le ministère de l’Intérieur.

Tout a commencé mardi 16 juin, lorsque l’avocat concerné s’est vu refuser l’accès à son bureau, avant de découvrir que ce dernier a été évacué sans aucune notification de la part des autorités compétentes. La porte de son lieu d’exercice était cassée, et des documents confidentiels y étaient dispersés.


Dans un communiqué, le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Casablanca, Hassan Birouaine a expliqué que l’opération d’évacuation du bureau s’est faite de façon anormale, en l’absence de l’avocat concerné et sans tenir compte des dispositions légales et procédurales en vigueur.

Les premières investigations ont révélé que la décision d’évacuation a été prise en date du 11 mars 2020 par le président de la commune de Sidi Belyout, et qu’elle a été approuvée le 12 juin par le gouverneur de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, indique le communiqué soulignant qu’aucune notification n’a été adressée à l’avocat concerné, ni au bâtonnier ni au procureur du roi.

Le procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca a annoncé, jeudi, que les services de la police judiciaire ont entamé une enquête sur les conditions et les circonstances entourant l’accès dans le cabinet d’un avocat à Casablanca, immédiatement après que le maître concerné ait déposé une plainte.

Dans un communiqué, le procureur général du roi indique que l’enquête concernera également “une autre plainte reçue ce soir, en plus des faits objet d’une vidéo montrant des personnes en train de charger des boîtes remplies de documents dans un camion à l’endroit où le cabinet d’avocat semble se situer”, précisant que l’objectif est d’élucider la vérité sur ce fait, ainsi que sur le contenu des boîtes, les raisons et les circonstances de leur transfert et identifier la personne qui en est responsable, afin d’en établir l’effet juridique.

Alors que l’interdiction des rassemblements est toujours en cours du fait de l’état d’urgence sanitaire, plusieurs centaines d’avocats ont décidé de manifester vendredi devant le Tribunal de première instance de Casablanca. Les robes noires brandissent des pancartes réclamant «le respect de l’article 59» de la loi régissant leur profession.

 

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