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Les dons du Golfe sauvent la mise

Le versement exceptionnel de 24 MMDH, effectué à partir du «Compte spécial des dons des pays du Conseil de coopération du Golfe» au profit du budget général, a eu un impact conséquent sur les finances publiques nationales. En effet, à fin juillet dernier, la Trésorerie générale du royaume a enregistré une hausse de 18,8% des recettes ordinaires suite notamment à ce versement.

Ces recettes ont atteint, durant les sept premiers mois de l’année en cours, 158,9 MMDH contre 133,7 milliards à fin juillet 2017 mais si on exclut le versement de montants importants, les recettes ordinaires n’ont enregistré qu’une très légère hausse de 0,9%. «Cette performance est le résultat de la hausse des recettes non fiscales de 202,1%, des droits de douane de 12,8%, des impôts indirects de 5,5%, conjuguée à la baisse des impôts directs de 2,2% et des droits d’enregistrement et de timbre de 1,8%», précise-t-on auprès de la TGR qui vient de publier son bulletin périodique des statistiques des finances publiques. Sur le registre des recettes fiscales, ces dernières ont progressé de 2,1 MMDH durant les sept premiers mois de l’année en cours en s’établissant à plus de 124,3 MMDH contre 122,3 MMDH enregistrés durant la même période un an auparavant, ce qui représente une hausse de 1,7%.


Derrière cette performance, on trouve la progression de 6,2% des recettes douanières et la baisse de 0,9% de la fiscalité domestique. Dans le détail, les recettes douanières (droits de douane, TVA à l’importation et TIC sur les produits énergétiques) ont augmenté de 2,2 MMDH à 37,2 MMDH à fin juillet dernier contre 35,1 MMDH un an auparavant. De leur côté, les recettes domestiques ont baissé de 739 MDH à 80,2 MMDH durant les 7 premiers mois de l’année en cours contre 80,9 MMDH à fin juillet 2017.

À ce sujet, il faut savoir que les recettes collectées dans le cadre de l’IS ont baissé de 2,6 MMDH (-8,5%) à 28,1 MMDH à fin juillet 2018 contre 30,7 MMDH un an auparavant. Par ailleurs, les dépenses du pays ont été marquées durant cette période par un taux d’engagement global de 58% et un taux d’émission sur engagements de 81% contre respectivement 57% et 82% un an auparavant. Et à cause de la hausse de 4,9% des dépenses de biens et services, les «dépenses ordinaires» ont augmenté de 2,7%. À ce sujet, il faut noter la hausse de 1,7% des dépenses de personnel et de 10,8% des autres dépenses de biens et services et l’augmentation de 0,9% des charges en intérêts de la dette.

À cela, s’ajoute la baisse de 17,6% des émissions de la compensation et de 0,8% des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux. Enfin, les dépenses des ministères qui ont augmenté de 2,2% et les charges communes qui ont grimpé de 4,5% ont fait monter les dépenses d’investissements de 3,1%. Et de ce fait, le solde ordinaire a été positif de 30,9 MMDH contre un solde positif de 9 MMDH un an auparavant. Quant au déficit du Trésor, ce dernier était de 20,2 MMDH. 






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