Culture

Le retour du L’Boulevard

Du 15 au 24 septembre, le festival alternatif et nécessaire revient après une année d’absence. L’Boulevard signe un retour remarqué avec une programmation explosive. Coulisses.


Après une année d’absence pour mieux se roder, L’Boulervard revient plus fort que jamais avec une programmation costaud triée sur le volet et une belle place à la jeune scène et aux résidences musicales. C’est que le festival alternatif qui investit et transformera le Complexe Al Amal de Casablanca du 15 au 24 septembre était attendu comme le Messie. L’annonce de son report l’année dernière faute de moyens avait fait couler beaucoup d’encres. «Comment un festival aussi important pour la jeunesse a encore du mal à se mettre en place ?», était la question qui revenait souvent. Au progamme : Keziah Jones, Labess, Oum, M.O.P, Nana Adjoa, The Barathon Lane, Crisix, Masta Flow, Dagoba et bien d’autres encore. Un parfait cocktail entre le rock, la fusion et le Rap, ligne éditorial de ce rendez-vous au grand cœur. Fidèle à sa vocation première de soutien aux musiques urbaines marocaines et à son rôle de défricheur de talents, L’Boulevard consacre la première partie de son festival à la compétition tremplin qui aura lieu du 15 au 17 septembre au complexe Al Amal. Pour cette 17e édition du tremplin, 159 groupes de musique, tous styles confondus, ont envoyé leurs maquettes à l’équipe de l’EAC-L’Boulvart. Seuls 19 d’entre eux ont été retenus.

Pour chaque catégorie – rap/hip hop, rock/metal et fusion/world -, un jury par style, composé de musiciens chevronnés et de professionnels du secteur s’est réuni et a délibéré, les 2 et 3 octobre 2016 au Boultek, centre de musiques actuelles. Le point commun entre les 8 groupes de rap/hip-hop, 6 groupes de rock/metal et 5 groupes de fusion sélectionnés : la qualité, la créativité, la technicité et l’originalité des œuvres soumises au jury. Concerts, tremplins et bien sûr résidences puisque les résidences de création musicales proposées par L’Boulevard ne sont pas uniquement des rencontres entre musiciens de différents horizons. Si elles permettent à des artistes marocains et internationaux de collaborer ensemble et de s’ouvrir à de nouvelles cultures et sonorités, ces résidences sont également le fruit de partenariats de longue date, pensées comme des projets de développement culturel par-delà les frontières. Ainsi, les créations musicales de L’Boulevard sont souvent la partie émergée du travail de fond mis en place avec des festivals et structures partenaires à la démarche similaire. Cette année, la résidence Jokko Fam représente parfaitement cette mise en réseau puisqu’elle réunit les efforts de L’Boulevard, du Festival Assalamalekoum (Nouakchott) et du Festa2H (Dakar), partenaires depuis six ans, auquel s’est récemment ajouté le Festival sur le Niger (Segou). À vos agendas.

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