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Le Maroc, un terreau fertile pour l’entrepreneuriat ?

Le Maroc, un terreau fertile pour l’entrepreneuriat ?

L’environnement des affaires au Maroc est-il propice à l’épanouissement des jeunes porteurs de projets ? C’est en tout cas, le constat général des participants à la première édition du salon Smart Entreprise Morocco ouvert, hier  à Casablanca.

Pour la première fois au Maroc, il existe désormais un salon dédié à l’entrepreneuriat et aux dirigeants d’entreprise. Et selon les organisateurs de ce rendez-vous intitulé salon Smart Entreprise Morocco, lequel a ouvert ses portes mardi et se tient jusqu’à mercredi 20 novembre à Casablanca, l’événement représente le plus grand rassemblement de tous les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat au Maroc, en Afrique et au Moyen-Orient. Co-organisé par Young & Rubicam, une agence de publicité, spécialisée dans le marketing direct et l’identité des marques et le cabinet de conseil spécialisé en business développement, Harvard Consulting, le salon se veut un lieu d’échange et de networking avec des conférences et des workshops animés par des experts internationaux de renom. En outre, il s’agit également d’une occasion pour dresser un bilan de l’entrepreneuriat au Maroc.

À ce propos, il faut dire le royaume est devenu, en quelques années, un boulevard d’opportunités, ouvert à tous les jeunes porteurs de projets. C’est du moins le constat général de nombreux acteurs du monde de l’entrepreneuriat, tels que les dirigeants d’entreprises et organismes financiers, lesquels ont pris part à la première édition de ce salon.

«De nombreuses opportunités s’offrent aux entrepreneurs ou aux jeunes Marocains qui ont envie de créer leur propre entreprise du moment que leurs projets sont pertinents et répondent aux besoins du marché», a souligné Houda Berrada, présidente de la section Casablanca du Réseau Entreprendre.

Selon elle, l’entreprenariat est aujourd’hui un vrai sujet au Maroc. «Il y a une forte ébullition et beaucoup d’acteurs qui se mettent en place. Résultat, il y a beaucoup de chances pour les entrepreneurs et il faut en profiter», a ajouté Houda Berrada pour qui la question du financement des porteurs de projets se pose de moins en moins avec notamment les engagements de la Caisse centrale de garantie qui soutient en particulier les startups innovantes en proposant de nombreuses facilités. À ce propos, une petite révolution est annoncée en 2020 dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) avec la création d’un compte spécial du Trésor nommé Fonds de soutien à entrepreneuriat. Doté de 2 milliards de dirhams, le fonds servira de garantie étatique aux prêts des banques. Une mesure qui épouse parfaitement, rappelons-le, les orientations du roi qui a invité, dans son discours d’ouverture de la session parlementaire d’automne, les banques à ouvrir leurs portes davantage aux jeunes entrepreneurs marocains.

«Dans ces conditions, en mettant à profit les technologies nouvelles et les innovations financières, il convient que les banques redoublent d’efforts pour élargir la proportion des Marocains qui recourent aux prestations bancaires et aux dispositifs de financement. Les deux parties pourront ainsi en tirer avantage dans une logique d’équilibre et d’équité, qui profite in fine au processus de développement», avait exhorté le souverain.

S’il est encore trop tôt d’évaluer l’impact de ce message, celui-ci ne semble pas tomber dans l’oreille d’un sourd. Et c’est tant mieux. «Ce dont les entreprises, notamment les jeunes pousses, ont besoin c’est d’abord de l’accompagnement, et ensuite et surtout, du carburant c’est-à-dire de l’argent. Or, l’argent se trouve dans le réseau bancaire», a estimé, pour sa part, Aziz Senni, chef d’entreprise et membre du Mouvement des entreprises de France. Dés lors, il appartient au gouvernement d’aider les banques à optimiser leurs offres par rapport aux besoins du marché, explique-t-il. Car, selon lui, si les besoins des entrepreneurs sont extrêmement importants, les banques, elles, mettent trop de temps avant de prêter de l’argent. Et lorsqu’elles le font, c’est souvent dans des conditions qui n’arrangent pas toujours les porteurs de projets. Dans ces conditions, Houda Berrada, elle, propose une convergence entre les organismes financiers, les décideurs politiques et les entrepreneurs dans l’objectif d’affiner les offres bancaires proposées sur le marché.


Houda Berrada
Présidente de la section Casablanca du Réseau Entreprendre.
De nombreuses opportunités s’offrent aux entrepreneurs ou jeunes Marocains qui ont envie de créer leur propre entreprise du moment que les projets portés par ces derniers sont pertinents et répondent aux besoins du marché.

Aziz Senni
Chef d’entreprise et membre du Mouvement des entreprises de France.
Ce dont les entreprises, notamment les jeunes pousses, ont besoin c’est d’abord de l’accompagnement, et ensuite et surtout, du carburant c’est-à-dire de l’argent. Or, l’argent se trouve dans le réseau bancaire.

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