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La «non logistique» : Une erreur chère payée

La «non logistique» : Une erreur chère payée

La logistique est aujourd’hui une fonction stratégique qui exerce un impact direct sur la rentabilité et la compétitivité de l’entreprise. Jadis parent pauvre dans les stratégies d’entreprises, cette fonction suscite de plus en plus l’intérêt des dirigeants qui s’y intéressent sérieusement. Kamal Chraibi, expert et directeur du cabinet GCL, analyse l’impact de la non logistique et les démarches à adopter pour éviter les scénarios catastrophes.

La logistique est souvent désignée comme «l’art de gérer les flux au meilleur coût». Pour les entreprises, il s’agit, au-delà d’une fonction «pratique», d’un volet stratégique qui exerce un impact direct sur la rentabilité et la compétitivité de l’entreprise. La question qui se pose alors pour les entreprises, et a fortiori pour les PME, et de savoir mesurer le coût réel de la logistique, mais aussi et surtout le coût de la non logistique. Pour Kamal Chraibi, directeur de GCL, cabinet de conseil logistique : «La logistique est un des maillons les plus importants pour l’entreprise, en ce sens que son poids peut parfois peser assez lourd sur le chiffre d’affaires de l’entreprise». Et d’ajouter : «Il est important d’optimiser cette fonction pour assurer un optimisation des coûts». En effet, cette fonction est, de l’avis des experts, généralement le parent pauvre dans les stratégies d’entreprises.

Prise de conscience
Un changement semble s’opérer actuellement avec une prise de conscience des chefs d’entreprises quant à l’importance de la mise en place de directions logistiques dignes de ce nom, un investissement dans la formation, dans les systèmes d’information, sans oublier des initiatives prises au niveau des PME. Il faut dire que cette dynamique vise à pallier l’impact majeur de la non logistique sur l’activité même de l’entreprise. «Le coût de la non logistique peut être énorme. Ce dernier peut représenter jusqu’à 20% du CA dans le cas de certains de nos clients que nous avons accompagnés», note Kamal Chraibi.

Plus concrètement, le coût de la non logistique dans une entreprise peut se matérialiser, à titre d’exemple, par une quantité importante de produits avec une date de péremption dépassée, ce qui représente une perte sèche pour l’entreprise. Une mauvaise gestion des stocks peut également constituer une immobilisation en cash. Dans ce même ordre d’idées, les experts s’accordent sur le fait qu’une absence de stratégie logistique impacte directement le CA de l’entreprise. Pour éviter ces scénarios catastrophe, une démarche concrète peut être adaptée : «Tout démarre par un bon diagnostic».

Il faut, dans un premier temps, avoir les bonnes métriques et détecter ce qui ne va pas réellement avant de déployer un schéma directeur logistique qui détaille les actions à entreprendre dans le temps à savoir l’organisation, le recrutement, l’optimisation des stocks ou encore, dans certains cas, envisager une externalisation de la fonction logistique», explique Kamal Chraibi. Le message est donc clair: une optimisation de la chaîne logistique à travers une stratégie bien définie permet non seulement d’améliorer la performance de l’entreprises mais constitue également une source de gain en productivité et d’efficacité pour les entreprises qui, aujourd’hui, sont de plus en plus nombreuses à adopter la culture de «la gestion logistique». L’enjeu est, au final, de dépasser le débat relatif au coût de la logistique en vue de mieux cerner et d’anticiper les coûts parfois faramineux générés par la «non logistique».

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