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Après 10 ans, la musique gnaoua est inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco

Après 10 ans, la musique gnaoua est inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco

La première demande d’inscription des Gnaoua sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO a été introduite en 2009. Il a fallu 10 ans de persévérance, de plaidoyer et de conviction pourfédérer, argumenter et convaincre.

La musique gnaoua, dont le style rituel et initiatique a été perpétué par les descendants d’anciens esclaves venus d’Afrique noire, a été inscrite ce jeudi à Bogota au patrimoine immatériel de l’Unesco.

C’est l’aboutissement d’un long combat pour la reconnaissance, la valorisation et la préservation de la culture des Gnaoua au Maroc et dans le monde. Réunie à Bogota  du 9 au 14 décembre 2019, la quatorzième session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO a officiellement accepté la requête du Maroc d’intégrer les Gnaoua à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Depuis près de deux décennies, cette liste comprend les traditions, les arts du spectacle, les rituels, les événements, savoir-faire et expressions vivantes qui se transmettent d’une génération à l’autre et qui représentent, selon l’UNESCO, « un facteur important de maintien de la diversité culturelle face à la mondialisation croissante et du dialogue interculturel ».

La ville portuaire d’Essaouira, au sud du Maroc, est le sanctuaire de cette musique, pour laquelle le royaume chérifien avait déposé une demande d’inscription sur la liste de l’Unesco. Le festival d’Essaouira, parfois décrit comme le “Woodstock marocain”, célèbre dans une ambiance relax une musique traditionnelle qui a séduit les plus grands. Jusqu’à la naissance du festival d’Essaouira, la confrérie Gnaoua, qui associe rituels africains et culte des saints de l’islam, était peu connue, voire mal perçue au Maroc.

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Cette inscription, historique pour le Maroc, est le fruit d’efforts soutenus et d’un partenariat exemplaire entre les pouvoirs publics, les acteurs de la société civile et la communauté des Gnaoua dans toutes les régions du pays. Cette inscription donnera encore plus de force au travail réalisé jusqu’à ce jour, afin d’adopter les
mécanismes nécessaire pour préserver ce patrimoine et permettre sa transmission entre les différentes générations.

A l’occasion de ce grand événement, une délégation de Gnaoua a fait le déplacement à la capitale colombienne. Elle est menée par Maâlem Abdessalam Alikane, président de l’association Yerma Gnoaua et directeur artistique du Festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira.

L’art Gnaoua se rajoute ainsi à six autres éléments du patrimoine marocain déjà inscrits la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, à savoir : « L’espace culturel de la place Jemaa el-Fna », « Le Moussem de Tan-Tan », « La diète méditerranéenne », « La fauconnerie », « Le festival des cerises de Sefrou », « Les pratiques et savoir-faire liés à l’arganier » et la « La danse Taskiwin».

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