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L’ALCS tire la sonnette d’alarme sur le manque de moyens contre l’Hépatite C

L’association a réafirmé sa volonté de travailler conjointement avec le ministère de la Santé « pour rattraper le retard et atteindre l’objectif d’éliminer l’hépatite C d’ici 2030.

Suite à la décision prise par le Ministre de la Santé  Khaled Ait Taleb, d’annuler l’adjudication du marché relatif à l’acquisition du traitement contre l’hépatite virale de type C, l’Association de Lutte Contre le Sida a fait savoir dans un communiqué que cette décision était certes bien fondée, vu les nombreuses failles qui ont entaché le processus d’appel d’offres, dont le coût élevé du médicament qui devait être acheté à un laboratoire étranger au prix de 4950 dirhams la boîte, sachant que le médicament fabriqué par trois laboratoires marocains  aurait coûté seulement 2660 dirhams, 


À cette occasion, l’ALCS a tenu à insister auprès du  Ministre de la Santé sur l’urgence de lancer un nouvel appel d’offres pour l’achat des médicaments contre l’hépatite C et d’en accélérer le processus d’acquisition « car des centaines de citoyens sont en attente de traitement depuis plus de trois ans ». 

L’ALCS a alerté que chaque retard risque d’entraîner  la détérioration de leur état de santé et le risque de survenue de complications, notamment la cirrhose et le cancer du foie, qui nécessitent une prise en charge médicale multidisciplinaire et coûteuse.

L’ALCS demande également de faciliter l’accès aux traitements de l’hépatite C aux groupes vulnérables couverts par leurs services, en leur permettant de bénéficier de la couverture sanitaire via le système Ramed.

L’ALCS souligne également la nécessité d’une mobilisation collective (gouvernement, conseils de régions, etc.  ) pour mettre à disposition les ressources financières nécessaires dans le cadre du projet de loi de finances 2020, actuellement en discussion au Parlement, et pour faire de l’achat de ces médicaments et de l’élargissement de l’accès aux bilans de  suivi biologique une priorité.  

Par ailleurs, devant l’absence de symptômes lors de cette infection et afin d’éviter autant que possible de nouvelles infections, l’ALCS a jugé nécessaire de lancer des campagnes de dépistage. 

 

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