Éco-Business

L’agroalimentaire et l’automobile caracolent en tête

Par contre la chimie -parachimie fait grise mine avec une stagnation de la production et des ventes.


L’agroalimentaire tire bien son épingle du jeu, comparé aux autres secteurs industriels. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture au titre du mois d’avril que Bank Al-Maghrib a rendue publique, la production agroalimentaire a connu une hausse sur le marché local et une stagnation des exportations. C’est normal dans un contexte marqué par des commandes liées à la forte demande du mois de ramadan. Le taux d’utilisation des capacités (TUC) a atteint 73%. Idem pour le carnet de commandes qui s’est établi à un niveau supérieur à la normale.

Par ailleurs, les chefs d’entreprises sondés sont optimistes par rapport aux trois prochains mois. Ils s’attendent pour la plupart à une hausse de production et des ventes. N’empêche qu’une entreprise sur quatre déclare ne pas avoir de visibilité sur le comportement du secteur sur la même période. Il faut aussi signaler que dans l’industrie automobile, les ventes ont enregistré une progression tant sur le marché local qu’étranger, selon les professionnels. Quid de la chimie et parachimie ? la production n’a pratiquement pas changé d’un mois à l’autre avec un TUC de 78%. Les ventes ont par contre stagné à cause d’une baisse au niveau local compensée par une hausse des exportations. Idem pour les commandes qui ont accusé un repli. Moins bonne performance pour le textile et cuir. Sur l’ensemble des branches, la production a fait du surplace à l’exception de l’industrie du cuir et de la chaussure où elle a progressé. Grosso modo, le TUC s’est établi à 70%.

Comme expliqué par l’enquête de BAM, les ventes sur le marché local ont reculé tandis que les exportations ont progressé. À noter que la branche habillement et fourrures s’est appréciée au niveau des vente contrairement au cuir et à la chaussure. Par destination, les ventes auraient reculé sur le marché local, alors que les expéditions à l’étranger ont progressé. Le carnet de commandes s’est ainsi installé dans la normalité. Les professionnels s’attendent pour les trois prochains mois à une stagnation de la production accompagnée toutefois d’une hausse des ventes. Concernant les industries mécaniques et métallurgiques, la production a enregistré une baisse au mois d’avril avec un TUC à 74%. Cela n’a pas empêché les ventes de progresser sur le marché local comme à l’export dans les principales sous-branches, à l’exception du travail des métaux où elles auraient reculé. Idem pour les commandes qui ont augmenté malgré un carnet des commandes inférieur à la normale. Les professionnels s’attendent à une hausse de la production et à une stagnation des ventes.

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