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L’Afrique, une opportunité conjointe

L’Afrique, une opportunité conjointe

Si le Maroc fait de l’Afrique une priorité, la Turquie n’est pas en reste. À Istanbul, les responsables turcs, officiels et privés, n’ont qu’un seul mot d’ordre: toutes les opportunités du business sont bienvenues, à condition de respecter le principe du «gagnant-gagnant».

Si le Maroc fait de l’Afrique une priorité, la Turquie n’est pas en reste. À Istanbul, les responsables turcs, officiels et privés, n’ont qu’un seul mot d’ordre: toutes les opportunités du business sont bienvenues, à condition de respecter le principe du «gagnant-gagnant». Lors de nos contacts avec des interlocuteurs tant officiels que privés, il a été mis l’accent sur la satisfaction inhérente au développement des relations entre la Turquie et le Maroc dans tous les domaines. Le Maroc est vu comme un pays dynamique en plein essor et un partenaire de confiance dans une relation qui se veut durable.

Le déficit persistant dans les échanges commerciaux bilatéraux est interprété par les responsables turcs comme une tendance baissière continue et ce depuis le début de la mise en œuvre de l’accord de libre-échange en 2006.  Ainsi, les exportations marocaines vers la Turquie avaient augmenté de 427% et qu’inversement, la hausse des exportations turques vers le royaume étaient à un niveau bien inférieur, soit 166%.  «La différence entre ces taux contribuera à long terme à équilibrer la balance commerciale», est-il indiqué. Il faut rappeler que la Turquie, qui faisait à peine un chiffre d’affaires de 5 milliards de dollars en 2003 avec tout le continent africain, réalise aujourd’hui 20 milliards de dollars d’échanges commerciaux et se fixe un objectif de 30 milliards de dollars avec «le continent de l’avenir», ainsi que le qualifient les responsables turcs. Ces derniers affirment que le Maroc se positionne bien sur l’échiquier africain et que toutes les pistes de coopération bilatérale doivent être explorées. Cela commence bien entendu par un renforcement des flux de business directs entre les deux pays. Le Maroc, avec 4 milliards d’échanges commerciaux, est le 4e partenaire de la Turquie dans le continent, mais les trois premiers ne le dépassent que grâce aux hydrocarbures.

Les interlocuteurs turcs ont ainsi, dans leur ensemble, affirmé leur intention d’augmenter leurs investissements au Maroc et voient d’un bon œil que le Maroc accroisse ses exportations vers la Turquie. La Turquie représente un marché de 72 millions de consommateurs, qui a crû en moyenne de 5,6% par an ces dix dernières années et qui constitue donc un important débouché potentiel pour les produits du Maroc, selon Ankara. De nombreuses opportunités seraient en préparation. Les produits marocains ont une excellente réputation, estime-t-on ici à Istanbul. Selon Fuat Tosyali, vice-président de l’Office des relations économiques étrangères (DEIK), un organisme privé, «les autorités turques et marocaines coopèrent pour encourager ensemble les entreprises des deux pays à nouer de nouvelles collaborations fructueuses pour les deux parties. Pour concrétiser tout cela, les hommes d’affaires turcs et leurs homologues marocains doivent multiplier les visites. C’est dans ce cadre qu’il sera, ce mardi, l’invité de la Chambre de commerce et d’industrie de Casablanca».

Aux affaires étrangères à Istanbul, quand on demande si des mesures de révision des accords en place pouvaient être envisagées, on explique que tous les pays qui ont connu une croissance et une prospérité soutenues présentent des marchés ouverts aux échanges et à l’investissement. On croit alors dur comme fer que face à l’augmentation des échanges commerciaux, les investissements connaîtront un essor intéressant.

Enfin, concernant l’apparition soudaine des produits turcs sur le marché marocain et les réactions qu’elle suscite, on nous fait remarquer que l’arrivée de nouveaux opérateurs économiques «produit au début des réactions bien naturelles, notamment de la part de la concurrence, mais qu’avec le temps, le business respecte le principe du win-win».

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