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Investissements directs étrangers : L’Afrique tire son épingle du jeu

Investissements directs étrangers : L’Afrique tire son épingle du jeu

Les économies africaines ont attiré plus de 71 milliards de dollars d’IDE en 2015. Ce montant est en deçà des 88,5 milliards réalisés en 2014, mais fait de l’Afrique l’une des premières régions du monde qui aiguise l’appétit des investisseurs.

En 2015, l’Afrique a tiré son épingle du jeu en matière d’Investissements directs étrangers (IDE). C’est le moins que l’on puisse dire au regard des résultats du rapport 2016 publié par le cabinet d’audit financier Ernst and Young (EY). Intitulé «Attractivité de l’Afrique en 2016 : Naviguer dans les incertitudes en Afrique», ce rapport annuel constate que l’Afrique «a été l’une des deux seules régions au monde où le nombre d’IDE a progressé en 2015». Les économies africaines ont ainsi pu attirer 71,3 milliards de dollars durant l’année écoulée. Par rapport à 2014, année au terme de laquelle la valeur des IDE s’était établie à 88,5 milliards de dollars, la moisson est moins bonne. Cependant, note le document, ce montant enregistré en 2015 demeure supérieure à la moyenne annuelle de 68 milliards de dollars enregistrée entre 2010 et 2014.

Projets en hausse
Autre facteur important, le nombre de projets lancés par des investisseurs étrangers sur le continent a atteint 771 projets en 2015 contre 722 en 2014, soit une hausse de 7%. En d’autres termes, les projets sont en hausse alors que la valeur des investissements est en repli. Ce scénario est à l’opposé de la situation observée l’année dernière, marquée par une baisse des projets, face à des investissements plus onéreux. À l’échelle mondiale, le nombre de projets d’IDE a chuté de 5% en 2015.

L’Afrique du Sud résiste
Au-delà de cet aperçu général, il faut noter que l’Afrique du Sud reste la destination privilégiée des investisseurs sur le continent. Cette année encore, le géant sud-africain, dont l’économie traverse une très mauvaise passe, défend jalousement son fauteuil de leader des économies africaines les plus attractives. Fait marquant du rapport 2016 d’EY, le Maroc ravit la 2e place à l’Égypte, qui recule d’un rang. Le Kenya (4e), l’Île Maurice, le Ghana, le Botswana, la Tunisie, le Rwanda, et la Côte d’Ivoire complètent le top 10 des pays africains les plus attractifs. À noter que la première puissance économique africaine, le Nigeria, ne se pointe qu’à la 15e place. Ce pays continue de faire les frais de la chute des cours du pétrole et probablement de l’appréhension suscitée par les attaques menées par le groupe armé Boko Haram. Ses mauvais scores dans les domaines de la gouvernance et du développement humain constituent également des handicaps pour le Nigeria.

Changer d’approche
Du côte du cabinet d’EY, on conseille aux entrepreneurs et investisseurs d’adopter de nouveaux moyens d’approche sur le marché africain. «Il est désormais plus important que jamais pour les entreprises et les investisseurs, qui mettent parfois fortement l’accent sur l’évolution de la croissance économique à court terme, d’adopter une approche factuelle et granulaire pour évaluer les opportunités d’affaires et d’investissement sur le long terme», souligne Sugan Palanee, responsable du marché africain chez Ernest &Young. Enfin, il est à noter que le rapport sur les IDE d’Ernest &Young évalue les progrès réalisés dans les domaines de la gouvernance, la diversification, les infrastructures, les opportunités d’affaires et le développement humain ainsi que la résilience probable des économies dans le contexte des pressions macroéconomiques actuelles. 

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