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Financement : Le Maroc a la cote auprès de la BAD

Financement : Le Maroc a la cote auprès de la BAD

En 2015, le royaume est resté premier bénéficiaire des prêts de la Banque africaine de développement (BAD) avec plus de 18,9% de ses encours de prêts.

La machine à cash de la Banque africaine de développement (BAD) tourne à fonds. En 2015, les approbations totales des opérations de la BAD se sont élevées à 6,33 milliards de dollars, soit une augmentation de 25,4% par rapport aux 5,05 milliards approuvés en 2014. C’est l’un des principaux chiffres à retenir des 51e Assemblées générales de la BAD, qui se sont tenues la semaine dernière dans la capitale zambienne, Lusaka. Selon le rapport financier de la BAD, ces approbations concernent aussi bien les secteurs publics que privés. Quant aux décaissements de prêts et de dons du groupe de la banque, ils se sont établis à 3,03 milliards de dollars, en dehors des prises de participation, des garanties et des fonds spéciaux.

Le Maroc, premier bénéficiaire
De tous les pays africains, le Maroc a été encore une fois le premier bénéficiaire des prêts de la Banque africaine de développement. Le royaume totalise actuellement plus de 329,9 millions de dollars de prêts de la BAD, soit 18,9% de l’encours total des prêts de l’institution financière africaine, qui se chiffre à 1,6 milliard de dollars. En 2015, la plus grande action de la BAD en faveur du Maroc a été le financement octroyé pour la phase 2 du Plan Maroc vert. Cette enveloppe de 94 millions a pour objectif «d’améliorer la gestion durable des ressources naturelles grâce à la gouvernance verte dans le secteur agricole et au développement inclusif des chaînes de valeur du secteur agricole», lit-on sur le rapport annuel 2015 de la BAD. «Cette opération est conforme à la stratégie décennale du groupe de la banque. Adoptant une approche participative et intersectorielle, cet appui reconnaît l’agriculture comme un secteur d’activité novateur, qui non seulement complète d’autres secteurs et agit en synergie avec ceux-ci, mais donne aussi de la valeur à ses parties prenantes, particulièrement les femmes et les jeunes», ajoute le document.

Secteurs divers
Par ailleurs, il faut noter que la Stratégie décennale (SD) du groupe de la banque définit des secteurs prioritaires, qui comprennent notamment l’infrastructure (énergie, transports, eau et assainissement et communications), le développement du secteur privé, l’intégration régionale, la gouvernance et enfin les compétences et le développement humain. Dans le secteur de l’énergie, par exemple, les approbations totales pour 2015 ont été de 871,6 millions de dollars.
Ce montant est constitué des approbations de dons et de prêts à hauteur de 841 millions de dollars (96,5%) et d’autres approbations pour 30,6 millions de dollars (3,5%). Globalement, les approbations dans le secteur de l’énergie représentent 28,3% du total des approbations de la banque pour les infrastructures.  


 

Akinwumi Adesina
Président de la BAD

Le thème de nos assemblées était l’énergie et le changement climatique – les menaces qu’ils font peser et les opportunités qu’ils offrent. Les énormes réserves d’énergie renouvelable inexploitée ; les énormes réserves de ressources internes non encore exploitées qui peuvent nous permettre de répondre à tous nos besoins financiers. Nous avons eu des échanges francs sur un savant dosage entre principe et pragmatisme qui permettra un mélange d’énergies renouvelables et non renouvelables, et nous avons tous convenu que l’impératif – quelle que soit l’énergie que nous utilisons – est la croissance et le développement. Nous reconnaissons que l’Afrique ne dispose ni de la technologie ni du financement nécessaires pour adopter, exclusivement, l’énergie renouvelable à court terme. Pour l’heure, nous estimons que les sources d’énergie les plus abordables constituent les meilleurs choix. Nous savons que nous avons besoin d’une vision globale du secteur de l’énergie, avec des partenariats stratégiques axés sur les chaînes de valeur. Il s’agira notamment de mener les réformes sectorielles et d’élaborer les politiques qui nous permettront d’accéder à plusieurs sources de financement privé. Le secteur privé africain, nous l’avons dit, a la capacité de rendre ce changement possible, mais il aura besoin de l’appui de la Banque sous forme de fonds propres et devra également mettre l’accent sur des solutions réseau et hors réseau.

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