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Faillite de Thomas Cook : la CNT sort du silence

Faillite de Thomas Cook : la CNT sort du silence

 
Président de la Confédération nationale du tourisme et du prestigieux groupe hôtelier, Kenzi Group Hôtels, Abdellatif Khabbaj était en tête, lors de la faillite de Thomas Cook. Fervent défenseur du tourisme au Maroc, l’homme d’affaires prend la parole concernant les conséquences de la faillite de Thomas Cook sur les établissements hôteliers au Maroc ainsi que tous les intervenants de ce secteur.
 
Abdellatif Kabbaj a fait sa place dans les plus grandes chaînes hôtelières. La clé de sa réussite ? En 2009, Kabbaj a établi un partenariat pour quinze ans avec la Libyan Arab Foreign Investment Company (Lafico), dont il a repris la gestion de cinq hôtels, parmi lesquels le fameux Kenzi Tower de Casablanca. La faillite de Thomas Cook n’a pas épargné le président de la Confédération nationale du tourisme, au contraire, Khabbaj saisit l’opportunité d’un entretien pour expliquer les conséquences de cette situation hors normes, qui met à mal plusieurs établissement et groupes hôteliers, principalement à Marrakech et Agadir.
 
À cet égard, le président de la Confédération nationale du tourisme n’a pas caché son inquiétude, d’autant plus que la faillite de Thomas Cook est l’apanage d’une crise aux conséquences désastreuses sur le marché touristique marocain. Khabbaj évoque le soutien, minime, voire inexistant de l’État. Il déclare qu’il n’a reçu aucune réponse malgré la tenue de deux réunions avec le ministre du Tourisme, Mohammed Sajid, à Marrakech et à Agadir. «Que voulez-vous que je vous dise, c’est une situation déplorable quand on la compare avec l’aide que les autres pays ont reçue (… ) On nous pousse à investir, à recruter mais quand on a besoin d’eux, il n’y a personne».
 
Pour Khabbaj, les solutions pour contrer cette crise ne manquent pas. Le minimum que l’État puisse faire, serait de débloquer des crédits sans intérêts via un fonds de garantie, les solutions ne manquent pas rappelle-t-il. «On peut aussi nous exonérer de la TP et de certains impôts locaux par exemples. Il y a de multiples manières d’apporter une aide aux hôteliers en difficulté». À l’image de la Grèce, la Turquie ou la Tunisie où les hôteliers sont soutenus par l’État le temps de retrouver une certaine stabilité.
 
Au Maroc, l’ONMT continue d’accompagner le secteur touristique pour démarcher de nouveaux clients auprès des plus gros prescripteurs, en attendant de récupérer les parts de marché perdues. Les conséquences de la faillite de Thomas Cook sur les activités d’Abdellatif Kabbaj, laissent entrevoir les répercussions sur les petites entreprises vivant des activités touristiques, et qui ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour faire face à cette crise. Le manque de soutien de la part de l’État peut coûter cher au marché touristique marocain.
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