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«État voyou» «Connerie», La présidence malienne fait son mea culpa après un tweet contre Trump

«État voyou» «Connerie», La présidence malienne fait son mea culpa après un tweet contre Trump

Le 6 janvier, l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani a marqué un véritable tournant géopolitique. Alors que les dirigeant des pays du monde marquaient leur positionnement face au conflit qui secoue l’Iran et les États-Unis, un tweet officiel du gouvernement malien (compte @PrésidenceMali) a fait couler beaucoup d’encre.

Après la publication ce tweet visé, les internautes se sont interrogés sur la nature de ce tweet, susceptible d’être le point de départ d’une rupture diplomatique entre le Mali et les Etats-Unis.

Une heure plus tard, la publication était supprimée, dans les environs de 22 heures, un démenti a été publié, s’excusant et expliquant qu’il s’agissait en réalité d’un piratage.

 

Cette version a été contredite quelques heures plus tard, lorsque Tiégoum Boubèye Maiga, l’ancien directeur de la communication à la Présidence du Mali, nommé en 2017 et limogé il y a quelques mois, a affirmé qu’il s’agissait en réalité d’une erreur qu’il avait commise.

 

Par ailleurs, l’Ambassade du Mali aux États-Unis, a publié, dans un communiqué ses excuses pour “ce faux tweet” qui a été fait par un hacker inconnu et dont l’objectif est ” de saboter les bonnes relations entre le Mali et les États-Unis d’Amérique”. Une maladresse qui a fait beaucoup rire, mais laisse également des interrogations quant à l’efficacité de la protection des moyens de communication étatiques au Mali.

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Le Président Ibrahim Boubacar Kéita s’est par ailleurs exprimé ce mardi 07 janvier sur la présence des forces françaises et internationales au Mali. Pendant qu’une mobilisation rassemblant  la société civile et  des partis politiques se prépare à Bamako pour le 10 janvier, pour demander le départ des forces étrangères du Mali.

Pour IBK, les forces étrangères sont les alliées du Mali dans la guerre qu’il mène contre le terrorisme. « Nous ne gagnerons pas cette guerre en nous trompant d’ennemi et en faisant le jeu des hordes terroristes », a martelé le Président de la république. Il estime d’ailleurs que ceux qui demandent le départ de ces forces étrangères sont, ceux-là mêmes, les ennemis du Mali.

Selon le chef de l’État, le soutien de ces forces internationales au Mali et à son armée en matière de renseignements, de logistique, de formation, est très important. Comme exemple, il a évoqué les opérations d’approvisionnement des postes et camps militaires en eau qui sont des opérations assurées par la Force Barkhane. Selon lui, «il faut éviter de céder aux amalgames, aux impatiences et aux complexes qui font le jeu des terroristes».

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