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Espagne. Podemos, ce parti “anti-marocain” !

Podemos, force politique très « anti-Maroc », arrive au pouvoir grâce à une coalition gouvernementale. La jeune formation a un long passé en matière d’atteinte aux intérêts du royaume.


Après huit mois de blocage, l’Espagne a enfin son premier cabinet de coalition. Demain mardi, le parlement accordera, au deuxième tour, son vote de confiance à Pedro Sanchez qui sera reconduit à la tête d’un gouvernement d’alliance avec Podemos, le parti d’extrême gauche.

L’arrivée de cette formation au pouvoir en Espagne pourrait avoir l’allure d’un oiseau de mauvais augure du côté de Rabat. Podemos s’est forgé une réputation de formation anti-marocaine. La quatrième force politique a, à son actif, de nombreuses sorties incendiaires et des manœuvres tendancieuses à l’encontre du royaume.

Pour rappel, en novembre 2018,  les députés de cette formation avaient prévu d’organiser, au parlement espagnol, une conférence sur le Sahara, sans la présence du Maroc. Grâce à une forte mobilisation des députés du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) ainsi que ceux du Parti populaire (PP), le plan de la formation de Pablo Iglesias s’est enlisé.

Le bureau du parlement a estimé que cette rencontre pourrait nuire aux relations avec le Maroc et a décidé, ipso facto, d’en interdire l’organisation. À travers cette réponse, les députés ont infligé un revers cuisant à la formation et ses protégés séparatistes. Podemos, rappelons-le, soutient énergétiquement l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme.

De fait et sous l’étendard à géométrie variable de «défense des droits de l’Homme», et que ce soit à la chambre basse espagnole ou l’hémicycle européen, les députés de la formation d’extrême gauche ont multiplié les «actes belliqueux» envers le Maroc. Outre l’affaire du Sahara marocain, la force politique espagnole adopte une position hostile au Maroc, au sujet de son rôle en matière de régulation des flux migratoires. De surcroît, Podemos a surfé sur l’affaire du Hirak pour diriger ses flèches à l’adresse des autorités marocaines.

Par ailleurs, la formation défend une position défavorable aux intérêts de son propre pays au sujet de l’accord de pêche qui profite généreusement à la flotte de son pays. Doit-on en s’attendre à ce que le premier cabinet né d’une alliance depuis la fin du règne franquiste en 1975, sonnera le glas de ce climat de confiance qui s’est installé entre Rabat et Madrid ? Le PSOE réussira-t-il à tenir en laisse l’enfant terrible de la gauche espagnole, en lui rappelant la sacro-sainte devise des intérêts du pays ? «Les relations avec le Maroc sont primordiales pour l’Espagne, et la plus fougueuse des formations politiques finira par mettre de l’eau dans son vin, une fois au pouvoir», avait rappelé récemment aux Inspirations ÉCO, un ex-ambassadeur marocain en Espagne.


Vox entraîne le Maroc dans le débat d’investiture

Le Maroc sera présent en force lors des prochains débats parlementaires espagnols, si l’on se fie à cette session d’investiture du socialiste Pedro Sanchez, qui a démarré samedi dernier. Durant son intervention, le controversé chef de la formation radicale Vox, a abordé la décision souveraine marocaine de délimitation de ses eaux territoriales. Fidèle à son discours va-t-en-guerre, Santiago Abascal a estimé que le gouvernement espagnol n’a pas réagi face à cette décision souveraine marocaine.

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