Économie

Elections de la CGEM : L’heure du verdict

C’est aujourd’hui que l’assemblée générale et élective de la CGEM doit  statuer sur l’élection du président et du vice-président générale de l’organisation patronale. Le suspens est total.

Une élection, avec plusieurs candidats, une campagne et des programmes et un passage par les urnes, ce n’est pas arrivé depuis 2006 au sein de la CGEM. C’est pour cette raison que l’élection d’aujourd’hui a des allures de moment historique au sein de la Confédération patronale. La course à la présidence entre le binôme Hakim Marrakchi-Assia Benhida et le second binôme composé de Salaheddine Mezouar-Faïçal Mekouar, a permis aux candidats de rencontrer des centaines de membres de la CGEM durant cinq semaines. Des membres de la CGEM avaient quelques craintes au départ par rapport à cette campagne. Aujourd’hui, on affiche une satisfaction unanime après cet exercice.

«Auparavant, le candidat gagnant était connu d’avance. Aujourd’hui, la logique démocratique est à l’œuvre dans le secteur privé. C’est une chose très positive pour la CGEM», se réjouit Chakib Alj, président de la Fédération nationale des minotiers (FNM). Même son de cloche de Saloua Karkri-Belkeziz, présidente de l’APEBI : «Cette élection est un moment très important, surtout que ça fait longtemps que nous n’avons pas droit à une élection avec deux candidats». Karkri-Belkeziz estime que «les programmes se ressemblent beaucoup. Les deux camps connaissent les problèmes économiques des entreprises, qui sont malheureusement les mêmes depuis des années». Durant cette campagne, les candidats ont sillonné les régions, ils ont fait le tour des médias  et ils ont clôturé le road-show par deux grands meeting à Casablanca, cœur économique du pays et région qui compte le plus grand nombre de votants. Mohammed Youssef Alaoui, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) et soutien de Salaheddine Mezouar considère que l’expérience de ce dernier lui a permis de livrer « une campagne solide ». Et d’ajouter que «c’est un homme habitué aux campagnes électorales», rappelle-t-il.

Pour Abdelhamid Souiri, président de la Fédération marocaine des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME), garde lui un certain regret de cette campagne : «J’aurai aimé une candidature Mezouar-Marrakechi et que le débat se déroule autrement, ainsi éviter certaines sorties maladroites», affirme-t-il. De son côté, Alaoui, président de la FISA, se félicite que cette «campagne soit courte pour éviter tout enlisement». Le soutien d’Alaoui à Mezouar s’explique aussi par le profil de ce candidat : «Les deux grandes ‘’batailles’’ de la CGEM sont menées chaque année avec les ministères de l’Industrie et des Finances. Dans nos échanges avec les pouvoirs publics, nous aurons un atout majeur avec l’arrivée d’une personnalité comme Mezouar qui dispose d’un réseau de contacts aussi large au sein de ces deux institutions». Pour sa part, Marrakchi compte sur le soutien de deux ex-présidents de la CGEM, Hassan Chami et Abderahim Lahjouji, ainsi que d’autres hommes d’affaires comme Smael Sebti de WB&C ou Jamal Belahrach, vice-président de la CGEM. David Tolédano, président de la Fédération des matériaux de construction, et membre du comité de suivi électoral, affiche sa réserve par rapport aux deux candidatures. Son seul vote sera pour «une CGEM forte avec des idées pouvant faire sortir les PME et TPE du marasme économique », souhaite-t-il.


Saloua Karkri-Belkeziz
Présidente de l’APEBI

Le défi de prochain président sera la mise en œuvre et surtout la gouvernance de la CGEM. La CGEM c’est un syndicat qui s’appuie sur des bénévoles. Il est important de s’appuyer sur l’ensemble des ressources disponibles. Beaucoup de travail repose sur des décisions du président et les commissions sectorielles».

Chakib Alj
Président de la FNM

Les candidats ont livré leurs programmes avec ses points négatifs et positifs. Le programme de Mezaour correspond à nos attentes et à la vision que j’ai de la Confédération. La priorité pour nous et l’ensemble du tissu économique est de mener des réformes profondes».

Mohammed Youssef Alaoui
Président de la FISA

Mon choix personnel se porte la candidature de Mezouar. Son parcours peut nous apporter des choses à la CGEM. Il a réussi en tant que président de l’AMITH a dynamisé le secteur et il connait très bien la maison CGEM».

Tags

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer