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Économie

L’environnement a été au cœur des débats lors de la World Policy Conference (WPC) tenue, récemment, à Marrakech. Le réchauffement climatique accéléré remet en question la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris.

Laurent Fabius, actuel président du Conseil constitutionnel français, a affirmé que la communauté internationale doit tripler ses efforts pour réduire les émissions lors d’une plénière de la World Policy Conference tenue sous le thème «Le Climat et l’environnement». L’objectif de l’Accord de Paris est de maintenir la hausse de température mondiale bien en-dessous des 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, voire de viser 1,5°C, mais les recherches scientifiques réalisées récemment prouvent que le réchauffement climatique s’accélère pour dépasser l’objectif le plus strict fixé d’ici 2040. «Les émissions de CO2 pourraient atteindre une augmentation de 4°C, voire même 6 à 7°C, ce qui aura des conséquences apocalyptiques. Il est temps  que tous les acteurs s’impliquent pour éviter un chaos climatique», a ajouté Fabuis.

Beaucoup de recherches sont réalisées pour retirer le carbone de l’air, mais les résultats ne sont toujours pas à la hauteur des ambitions. La concrétisation de cet objectif nécessite plus de temps et la mobilisation de moyens financiers importants. Certes, Fabius reconnaît une prise en conscience universelle de l’ampleur du phénomène du changement climatique, mais il faut aller vite car on ne pourra plus revenir en arrière. La décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris a eu un impact direct sur l’engagement des autres pays. En effet, ce choix de la première puissance mondiale a poussé d’autres gouvernements à vouloir mettre fin à cet accord qui impose la réduction de l’usage du charbon, source de plus de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre. «Il est temps d’intervenir à tous les niveaux pour éviter la catastrophe. Tous les secteurs sont interconnectés, sachant que la dégradation du climat va de pair avec la dégradation de la biodiversité. Je tiens à préciser que les entreprises doivent s’engager pour atténuer l’impact du réchauffement climatique», note Fabius.

Patrick Pouyanné, PDG de Total, considère quant à lui que l’Accord de Paris essaye de régler un problème global et complexe alors qu’on remarque une réelle divergence entre les grandes puissances. «Dans la situation actuelle, chaque État pense la question de l’énergie de façon «égoïste» alors qu’il faut agir d’une manière globale pour atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris sur le climat». Le désengagement des États-Unis en est le parfait exemple. En outre, les investissements dans les centrales de charbon, notamment dans les pays asiatiques, ne cessent de croître, attribuant la situation contradictoire actuelle aux gouvernements puisque plus de 80% des entreprises pétrolières et gazières sont étatiques. Il ne faut pas oublie non plus que plusieurs pays émergents ont recours au charbon qui représente la source d’énergie la moins chère et la plus polluante. Total a lancé des investissements importants pour atteindre son engagement réalisable, soit la réduction de 15% de ses émissions de CO2 à l’horizon 2030, précise Pouyanné.

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