Oriental

Développement : Pourquoi investir dans l’Oriental

Mohamed Sabri, directeur du Centre régional des investissements

Opportunités d’investissement, secteurs porteurs, atouts…  Mohamed Sabri, directeur du Centre régional d’investissement (CRI) de l’Oriental,  dévoile les principales orientations stratégiques de l’Oriental.

Quels sont les secteurs à fort potentiel dans la région ?
Tourisme, énergies renouvelables, agro-industrie, offshoring, services et mines… La région dispose de potentialités énormes qui ont fait émerger ces secteurs en pleine croissance.


Nador West Med, Projet de Marchica… Comment ces projets peuvent-ils dynamiser l’investissement privé dans la région ?
Parallèlement à l’infrastructure portuaire du nouveau port Nador West Med, des zones industrielles, logistiques et de services seront aménagées dans la zone franche adjacente au port et dans la zone de développement. Elles seront ouvertes à des investisseurs de renom et destinées à abriter les métiers mondiaux. Les opportunités d’investissement sont de taille, au niveau de l’import et de l’export, reliant le reste des secteurs de la région. Quant au projet de Marchica, destination touristique internationale, il témoigne de l’évolution de l’esprit du Plan Azur dans sa seconde phase à l’horizon 2020. Il conjugue développement économique et social, préservation de l’environnement et de ses écosystèmes, urbanisme innovant, construction en matériaux locaux, recyclage des eaux usées, gestion des déchets, économies d’énergie et énergies renouvelables.

Comment accompagnez-vous cette dynamique ?
Du côté du CRI, qui travaille dans le cadre de la concertation avec les différents intervenants et acteurs économiques, on n’attend pas que les investisseurs frappent aux portes du CRI pour réagir. On ira à leur rencontre pour leur proposer des alternatives motivantes en adéquation avec le tissu économique local et le développement permis par ces projets. Le CRI de l’Oriental opère dans le cadre d’un plan de développement régional. Une stratégie de croissance et de relance industrielle qui ambitionne de convertir la région en pôle fort et compétitif.  

Parc industriel à Selouane, technopole d’Oujda, agropole de Berkane…l’impact de ces projets  demeure minime. Pourquoi  ?
Au contraire, ces parcs commencent à attirer de plus en plus les investisseurs. De fortes demandes pour s’installer à la technopôle sont aujourd’hui exprimées. En témoigne le taux de commercialisation de la zone PME et PMI qui a atteint 80%. Ce rush s’explique par les nouvelles facilités octroyées par le développeur-aménageur MedZ et par la création d’un fonds de 30 MDH par le Conseil régional pour les encouragements à l’investissement par des subventions octroyées aux nouvelles unités industrielles selon le nombre d’emplois pérennes qu’elles assurent. À cela s’ajoute l’accompagnement personnalisé des investisseurs assuré par le CRI. De son côté, la zone franche d’Oujda vient de démarrer après une période de tâtonnement concernant sa lisibilité à l’international. Le premier coup de pioche a été donné pour une unité de textile dotée d’un planning de construction qui s’étale sur 6 mois. En perspective, il s’agit d’assurer 400 emplois dans un premier temps et 1.000 à terme. D’autres entreprises en métallurgie et parachimie sont en cours de lancement. Les entreprises opérationnelles sur le site couvrent de multiples activités allant de la parachimie à l’électroménager en passant par la vente des voitures. C’est le cas d’Auto Hall, groupe Afriquia, Abroun, Koutoubia, Centrale laitière, Colorado et d’autres PME spécialisées dans la fabrication des rideaux à isolation thermique et systèmes d’irrigation. Les deux autres plateformes de MedZ dans l’Oriental suivent la même cadence. L’Agropole de Berkane connaît un taux de commercialisation important avec 26 projets installés. Les plans et les études pour lancer la deuxième tranche ont commencé sur des opérations déjà contractées car MedZ n’arrive plus à satisfaire les demandes au niveau de la 1re tranche. Même élan pour le parc industriel de Selouane qui compte 24 projets installés avec des activités de sous-traitance en relation avec les opérations d’export et d’import.

Quels sont les principaux obstacles rencontrés par les chefs d’entreprises ?
Ils sont relatifs au foncier, au financement, à la fiscalité et la formation. Le foncier demeure cher, c’est un réel souci pour attirer les investisseurs qui trouvent d’autres alternatives dans d’autres territoires. En matière de financement, les banques restent souvent dans une logique commerciale pure et leurs conditions restent uniformes quel que soit le lieu d’implantation de l’entreprise. La fiscalité n’encourage pas le développement d’entreprises du secteur formel. Dernier point: la formation, avec un déficit de compétences, notamment dans les métiers de l’offshoring et de l’automatisme…

Comment se portent les créations d’entreprises au niveau de la région, et quels sont les secteurs les plus dynamiques ?
Les nouvelles entreprises créées dans   l’Oriental durant le 1er semestre 2016 ont atteint le nombre de 124 créations. L’analyse sectorielle, quant à elle, montre que la création des entreprises concerne principalement les services divers, le commerce, le BTP. Les services ont enregistré la création de 57 entreprises, soit 46% du nombre total des entreprises créées. Le commerce a enregistré 40 créations soit 32%. Le  BTP a enregistré la création de 26 entreprises, soit 21%. Enfin, l’agriculture et lapêche  ont enregistré une seule création. L’analyse de la nature juridique des créations d’entreprises révèle la création de deux SA suivi de 118 SARL et de 4 personnes physiques pour un montant total d’investissement de 15,40 MDH.

Quelle est votre stratégie pour  attirer les investissements ?
Notre stratégie est ambitieuse. Elle s’articule autour des axes suivants:   l’amélioration de l’attractivité et la compétitivité territoriale, le renforcement de la gouvernance régionale et la transparence des affaires, l’encouragement de l’entrepreneuriat et de la jeune entreprise, la simplification des procédures administratives et fiscales, l’adéquation   entre la formation et l’entrepreneuriat, la consolidation du dispositif foncier régional, l’intermédiation financière au service de l’entrepreneuriat régionale, la reconversion de l’informel et le développement des zones frontières.   

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