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Délais de paiement. Ce qu’en pense le président de la CGEM

Que pense le président de la Confédération patronale de la mise en place de sanctions pécuniaires à l’encontre des entreprises dépassant les limites réglementaires de délais de paiement, dont la décision a été prise le 7 février lors de la troisième réunion de l’Observatoire des délais de paiement (ODP) ?

A ce sujet, Chakib Alj rappelle que la CGEM a tenu une réunion de concertation avec les fédérations sectorielles, toutes conviées, sur les mesures concrètes pouvant être mises en place pour améliorer les délais de paiement.


«Au départ, il y avait une incompréhension. Mais la décision a été saluée par les entreprises qui souffrent de délais de paiement anormalement longs», affirme le président de la CGEM.

Et d’enchaîner: «nous ne pouvions pas rester les bras croisés à regarder 40% des entreprises mourir à cause des délais de paiement. Il fallait agir et vite!».

Pour rappel, la confédération s’est récemment alliée à InfoRisk pour disposer de statistiques fiables permettant de mesurer la gravité des retards de paiement. Le constat est alarmant. Les créances inter-entreprises ont dépassé le seuil des 420 MMDH en 2019. Contrairement au secteur public, le délai de paiement dans le privé est d’une moyenne de 200 jours pour les très petites entreprises (6 à 8 mois).

Ce délai revient à 120 jours pour les PME (4 mois) et à 90 jours pour les grandes entreprises (3 mois).

Chakib Alj assure dans ce sens que «la décision des sanctions pécuniaires est bien réfléchie. Elle défend les intérêts de l’entreprise avec les mêmes règles du jeu, tant celles privées que publiques. L’objectif est d’arriver à des délais n’excédant pas les 60 jours pour fluidifier l’économie nationale».

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