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Said Amal, professeur à la Faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech, Ismail Ramouz, professeur à la FMPC d’Agadir et Ahmad Balhous, professeur à la faculté de Casablanca, ont été démis de leurs fonctions, mardi 11 juin, indique un communiqué du ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. « Étant donné vos manquements et vos engagements professionnels et en s’appuyant sur les dispositions du dahir 1.58.008, les trois concernés sont suspendus de leurs fonctions et privés de leurs salaires, sauf leurs compensations familiales », peut-on lire dans le document.

En grève depuis le 25 mars dernier, les étudiants en médecine ne lâchent rien. Ils ont boycotté les examens le 10 juin 2019. Les professeurs et enseignants en médecine des neufs facultés (générale, dentaire, pharmacie) ont ainsi refusé de prendre part à la surveillance des examens.

 

Apès leur assemblée générale, les professeurs de la faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech ont publié un communiqué dénonçant cette décision de suspension, qu’ils jugent ne se baser sur aucun fondement légal ou administratif. Le communiqué, publié suite à une réunion d’urgence dans laquelle ils ont réitéré leur soutien inconditionnel au professeur Said Amal pour ce qu’il représente comme exemple de discipline et d’engagement envers tout ce qui concerne l’institution, dont la formation et la supervision pédagogique et la participation effective dans les rouages de la faculté.
L’assemblée ajoute que les positions du doyen suspendu sont réfléchies, objectives et positives, et que ses positions dans la gestion de la crise actuelle sont caractérisés par la neutralité et la participation dans le rapprochement des différents points de vue existants.
Le communiqué appelle le ministre Amzazi à l’annulation immédiate de la décision de suspension, faute de quoi ils rentrent dans un boycott de toutes les activités administratives et pédagogiques au sein de la faculté, y compris les examens, les soutenances de thèses, etc. Ainsi que la suspension de toutes les activités au CHU jusqu’à ce que la vision devienne claire.
L’assemblé déclare dans le même communiqué garder le droit d‘utiliser tous les moyens de militantisme afin de soutenir le doyen suspendu, et appelle tous les professeurs de la faculté à se mobiliser pour le soutenir.